0 Shares 1887 Views

Musée Mendjizky – Ecoles de Paris : Rencontre avec Patricia Mendjizky

26 mai 2014
1887 Vues
maurice-mendjizky1

maurice-mendjizky1::

Musée Mendjizky – Ecoles de Paris : Rencontre avec Patricia Mendjizky

Exposition : Retrospective de Maurice Mendjizky (1890-1951)

Jusqu’au 12 juillet 2014

Tarif plein : 7€ 
Tarif réduit : 4€  

Exposition ouverte tous les jours sauf le jeudi et jours fériés de 11 h à 18h

Musée Mendjisky-Ecoles de Paris
15 Square de Vergennes
75015 Paris
Métro Vaugirard

www.fmep.frarifs

Jusqu’au 12 juillet 2014

Premier musée consacré aux deux Ecoles de Paris, le musée Mendjizky – Ecoles de Paris a ouvert ses portes le 11 avril 2014, dans un ancien atelier d’artiste des années 30, situé dans le XVe arrondissement de Paris. Les deux fondateurs du musée, Serge et Patricia Mendjizky, ont décidé d’inaugurer une rétrospective consacrée à Maurice Mendjizky (1890-1951), peintre de la première Ecole de Paris, jusqu’au 12 juillet 2014. Et pour la Nuit blanche 2014, le 4 octobre, rendez-vous est donné pour un spectacle de jeux de lumière sur les vitraux du musée.

Pourquoi avoir ouvert un musée Mendjizky – Ecoles de Paris ?

Patricia Mendjizky : D’abord pour redonner sa place à Maurice Mendjizky, le père de mon mari, Serge Mendjizky, qui est lui-même artiste. J’ai commencé par réunir certaines de ses œuvres. Nous avons créé un fond de dotation afin de réunir tous ses tableaux et pouvoir ensuite les exposer. Une partie de ceux-ci appartiennent au musée de Varsovie et une autre partie à des collectionneurs privés. Ce bâtiment était le lieu idéal puisque c’est à côté du quartier des artistes de Montparnasse, et de la Ruche. Historiquement et géographiquement cela correspondait à la vie du peintre Maurice Mendjizky et à celle d’autres peintres de l’Ecole de Paris. A l’heure actuelle le seul musée qui existe sur l’Ecole de Paris n’est pas situé dans la capitale française mais à 30 km de Varsovie. C’était vraiment une lacune qu’il fallait combler.

portrait de maurice-mendjizkyQui était Maurice Mendjizky, peintre de la première Ecole de Paris ?

Patricia Mendjizky : Maurice Mendjizky est né en 1890 à Lodz, en Pologne. C’est un personnage très ambivalent. Non seulement c’était un peintre et dessinateur de grand talent, mais aussi un grand intellectuel. Toute sa vie il a lutté pour la paix et s’est engagé dans plusieurs mouvements contre la guerre. Il a été résistant, et a perdu son fils aîné, fusillé par les nazis. Il a vécu une vie d’artiste engagé. Il a connu les grands intellectuels de l’époque et adhérait au Parti Communiste. Sa vie n’a été que ça, jusqu’à sa mort. Il s’est battu pour que sa vie soit de l’art, et pour vivre en adéquation avec ses idées.
Je pense que Maurice avait deux personnalités : une très pudique, car il a été élevé dans un foyer juif traditionnel, très renfermé sur lui-même et sur ses coutumes. Et en même temps il avait cette aspiration à se libérer de son carcan, avec toutes les idées progressistes de l’époque. Il avait un côté très libertaire et en même temps un coté très stricte. Mais ce sont les contradictions qui font les personnalités les plus riches. Il a aussi été l’amant de Kiki de Montparnasse, c’est lui qui l’a découverte. Mais quand on parle de Kiki de Montparnasse on n’entend que les noms de Man Ray et de Foujita. Cela tient à l’époque. Lorsque Kiki a écrit ses mémoires, elle n’a cité aucun nom. Man Ray tout le monde l’a reconnu car il était célèbre, mais Maurice Mendjizky, personne ne l’a reconnu.

Que recouvre le label « Ecoles de Paris » ?

Patricia Mendjizky : Le label Ecole de Paris rassemble des peintres étrangers qui sont venus travailler en France, de 1905 à 1935. Paris était la capitale de l’art. Si vous étiez artiste en Argentine ou en Japon, vous n’aviez qu’une idée en tête, celle de venir à Paris. Dernièrement j’ai appris par hasard que des peintres vietnamiens sont venus travailler à Paris à ce moment-là. Au Vietnam il y a une galerie qui s’appelle « Ecole de Paris » !
Mais ce qui est moins connu, c’est la deuxième Ecole de Paris, qui réunit les peintres qui ont travaillé à Paris de 1945 à 1960. A cette époque d’après-guerre, il y avait un faisceau d’influences incroyables. On retrouve beaucoup d’Espagnols qui ne supportent pas l’Espagne franquiste, des Américains, des Libanais, des Egyptiens. Malheureusement ce mouvement a été balayé par le Pop art, l’art conceptuel, la figuration narrative, et tous ces mouvements des années 70.

muse-mendjizkyQuelle programmation au musée Mendjizky – Ecoles de Paris en 2015 ?

Patricia Mendjizky: Je vais exposer des dessins de Maurice Mendjizky que personne n’a jamais vu, et je prévois une exposition de groupe de la deuxième Ecole de Paris. Le lieu va aussi être un espace culturel : je vais développer des partenariats avec des écoles d’art, de musique, organiser des concerts, des spectacles. Je veux aussi exposer des artistes contemporains. Enfin, on renouera avec le design, puisqu’ici c’était un atelier d’artiste, celui de Louis Barillet (1880-1948), maître verrier de l’époque.

[Visuels: Portrait de Maurice Mendjizky / Musée Mendjizky ]

 

En ce moment

Articles liés

Ce week-end à Paris… du 6 au 8 février
Art
779 vues

Ce week-end à Paris… du 6 au 8 février

Art, spectacle vivant, cinéma, musique, ce week-end sera placé sous le signe de la culture ! Pour vous accompagner au mieux, l’équipe Artistik Rezo a sélectionné des événements à ne pas manquer ces prochains jours ! Vendredi 6 février...

L’Athénée présente une soirée cabaret sur le thème des Sept Péchés Capitaux
Agenda
211 vues

L’Athénée présente une soirée cabaret sur le thème des Sept Péchés Capitaux

Amies de longue date, la mezzo-soprano Fleur Barron et la soprano Axelle Fanyo se retrouvent à l’Athénée pour une soirée dédiée au cabaret, sur le thème des sept péchés capitaux. A leurs côtés, le pianiste Julius Drake, habitué des...

Le spectacle musical “Brassens, l’amour des mots” à retrouver à La Scène Libre
Agenda
245 vues

Le spectacle musical “Brassens, l’amour des mots” à retrouver à La Scène Libre

Georges Brassens revient sur scène. Pas pour raconter sa vie, mais pour nous ouvrir la porte de son atelier intérieur : un lieu de liberté, d’humour, de poésie et de fraternité, où les mots se cherchent, se heurtent, se répondent et...