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    Festival d’Avignon 2014 – La chaste vie de Jean Genet – Lydie Dattas

    25 juin 2014
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    La chaste vie de Jean Genet

    De Lydie Dattas

    Mise en scène de Dominique Féret

    Avec Guillaume Gallienne, sociétaire de la Comédie-Française et l’Orchestre régional Avignon Provence

    Le 26 juillet 2014

    De 30 € à 16 € la place

    Durée : 1h30

    Cour d’honneur du Palais des Pâpes
    Place du Palais
    84000 Avignon

    festival-avignon.com

    Le 26 juillet 2014

    Le titre du long poème que Lydie Dattas consacre à son ami est une nuance espiègle apportée à l’image que l’on prête facilement à l’auteur du Miracle de la rose. La poétesse Lydie Dattas choisit de montrer la richesse, donc la beauté complexe, de l’homme qu’elle a connu.

    La Chaste vie de Jean Genest

    Plaquée en bloc par certains commentateurs sur l’oeuvre et sur la vie de Jean Genet, une réputation trop simpliste réduit le personnage. Sous le nom de Rosalie, elle apparaît doucement à la fin d’une vie qu’elle raconte avec force lumière et grande poésie. Les débuts dans la neige, les fuites par les champs, les cailloux de la colonie de Mettray, les roses aussi partout ; tout est revisité par l’oeil de celle qui sait comment marque une mère, combien compte un enfant. Si ce livre comporte la précision et l’exactitude propres à une biographie, l’amitié qui a lié Jean Genet et Lydie Dattas transparaît non par la complaisance, ni par la nostalgie, mais par le secret. Les faux amis disent tout, utilisent tout ce qu’ils savent pour prouver qu’ils aimèrent ou qu’ils furent présents. Les vrais amis n’ont, eux, rien à prétendre. Aussi Lydie Dattas, en plus de se dissimuler derrière un prénom, évite l’affection pour la garder pour elle, et libère Jean Genet de tout regard pesant. Le portrait, comme sans signature, est d’autant plus saillant. En profondeur, mais sans montrer qu’elle guide, Lydie Dattas mène le lecteur à la découverte d’un parcours plus grand parce que plus près d’une vérité simple, sans revendication.

    Lydie Dattas

    Lydie Dattas a vingt ans lorsque ses poèmes tombent entre les mains du poète Jean Grosjean, lecteur chez Gallimard, qui la remarque. Dès lors, une correspondance s’entame entre eux et aboutit en 1970 à la publication au Mercure de France d’un premier livre, Noone. Ce n’est que plus tard, en 1999, que Lydie Dattas dépeint sa rencontre originelle avec la poésie et la lumière quand, âgée de trois ans, tombant malade, elle est confiée deux mois aux seuls soins d’une religieuse dont la bonté la sauve (L’Expérience de bonté, Arfuyen). Fille d’un organiste virtuose, elle s’interroge très tôt sur l’absence de femmes dans l’histoire de l’art. Par contre, elle a une vision nette de ce qu’est une grande actrice : sa mère est tragédienne. Dans La Foudre, publié en 2011, Lydie Dattas tresse les portraits de sa première famille, celle de l’enfance, et de sa famille adoptive choisie, gitane, celle d’Alexandre Romanès, dompteur de lions. À leur séparation, elle publie Les Amants lumineux puis Le Livre des anges, avant de commencer La Chaste Vie de Jean Genet. Publié en 2006, ce livre n’est pas le premier que le grand auteur l’aura incitée à écrire. Dès le début de leur longue amitié, en 1977, il la provoque si bien qu’elle répond par un poème acéré, profond : La Nuit spirituelle, une réplique puissante qui, de lettre adressée à Genet, devient livre à part entière (réédité chez Gallimard en 2013).

    [© Christophe Raynaud de Lage]

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