Moderne et universel : Le San Francisco Ballet au Théâtre du Châtelet
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Moderne et universel : Le San Francisco Ballet au Théâtre du Châtelet Du 10 au 26 juillet 2014 vendredi 11 juillet à 20h, samedi 12 juillet à 15h et 20h, lundi 14 juillet à 20h, mardi 15 juillet à 20h, mercredi 16 juillet à 20h, jeudi 17 juillet à 20h, vendredi 18 juillet à 20h, samedi 19 juillet à 15h et 20h, lundi 21 juillet à 20h, mardi 22 juillet à 20h, mercredi 23 juillet à 20h, jeudi 24 juillet à 20h, vendredi 25 juillet à 20h, samedi 26 juillet à 15h et 20h Plein tarif : de 15 à 80€ Sur place : à la caisse, du lundi au samedi, de 11h à 19h sauf jours fériés Par téléphone : au 01 40 28 28 40 Théâtre du Châtelet |
Du 10 au 26 juillet 2014
Les étés de la danse se comptent – déjà! – au nombre de dix. Chaque année en juillet, le festival présente une grande compagnie de ballet d’un pays-clé de la danse classique. Edition anniversaire, retour aux premiers amours. Le San Francisco Ballet, invité de la première édition en 2005, est de nouveau à Paris, au Théâtre du Châtelet. Le San Francisco Ballet n’est pas une compagnie de ballet comme les autres. Sous la direction artistique de l’Islandais Helgi Tomasson, la troupe a créé un répertoire riche et varié, à travers trois générations de novateurs de la danse néo-classique. Chaque soir, elle présente trois ou quatre pièces d’un corpus de dix-huit, puisées dans l’œuvre d’onze chorégraphes. Arrive la troisième génération, d’abord avec le Britannique Christopher Wheeldon. Dans « Ghosts » il fait le lien entre l’univers romantique et éthérique et le jazz, voire la musique contemporaine, sur une musique composée en 2009 par C.F Kip Winger. Helgi Tomasson lui-même contribue deux pièces, dont un remarquable pas de deux où l’étourdissante Frances Chung ne renie rien de Balanchine, mais avance avec fougue vers l’esthétique fulgurante d’un Edouard Lock, faisant des jambes un véritable fétiche. La compagnie nous présente ensuite le chorégraphe phare des ballettomanes relookés, le Russe Aleksei Ratmansky. Avec deux pièces, dont un « Piano Concerto » parfaitement abstrait, créé en 2013 pour l’American Ballet Theater. Possokhov crée directement pour la troupe, tout comme avant lui Morris ou Wheeldon, tout comme après lui Edwaard Liang. Le Taiwanais présente un « Symphonic Dances » aux influences asiatiques manifestes et fastes dans les harmonies chromatiques très saturées et discrètes à la fois. La fulgurante chorégraphie est portée par un ensemble éblouissant, vêtu de tissus légers évoquant le plumage des oiseaux. Tomasson cultive donc une variété des styles impressionnante et conçoit pour chaque programme – car aucun ne se donne deux fois – un voyage à travers l’histoire du ballet moderne. Les interprètes ajoutent une touche supplémentaire de contemporanéité, et amènent cette qualité des ensembles américains qui ne jurent que par une clarté absolue des lignes, la puissance dans les sauts et un lien fort avec le public. Thomas Hahn [Photos : Erik Tomasson] |
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Balanchine, bien sûr, parce qu’il est incontournable. Son classicisme épuré convient parfaitement aux compagnies américaines. De la même époque, à savoir les années après-guerre avant ’68, datent aussi les pièces de Kenneth MacMillan. Avec Jérome Robbins, on passe aux années 1970/80. Arrive, une décennie plus tard, Hans van Manen, un des plus grands mais méconnu en France, alors que ses pièces, toutes créées pour le Nederlands Dans Theater, sont très appréciées partout ailleurs.
Pour aller plus loin encore dans ses recherches sur l’avenir du ballet, Helgi Tomasson invite de jeunes chorégraphes dont le travail pour d’autres compagnies l’a convaincu, à créer pour le San Francisco Ballet. Et ses choix se révèlent être très judicieux. Prenez cet autre Russe, Yuri Possokhov, avec sa « Symphonie classique », toute en rigueur technique et une grande liberté à revisiter les habitudes du genre. 



