Images secondes, Eric Rondepierre – Maison Européenne de la Photographie
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Images secondes D’Eric Rondepierre Du 4 février au 5 avril Ouvert du mercredi au dimanche de 11h à 19h45 Plein tarif : 8€ Maison Européenne de la Photographie |
Du 4 février au 5 avril 2015
Le premier trimestre 2015 est l’occasion de mettre à l’honneur le travail du photographe Éric Rondepierre, à travers deux expositions au titre commun, Images Secondes, qui auront lieu à la Maison Européenne de la Photographie et à la Maison d’Art Bernard Anthonioz. Privilégiant un cheminement rétrospectif, la MEP présente l’ensemble des séries réalisées par Éric Rondepierre et développe une vision panoramique de l’œuvre du photographe quand la Maison d’Art Bernard Anthonioz expose des œuvres anciennes inédites et une toute nouvelle série. Les deux volets d’Images Secondes se complètent ainsi et donnent à voir une démarche où se déploient, sur vingt-cinq années de « reprises de vue », des réseaux de fils sémantiques qui finissent par se relier. Les séries et les œuvres d’un lieu à l’autre se suivent ou se répondent mais, souvent, ne se ressemblent pas…
L’œuvre d’Éric Rondepierre, dont les prémisses coïncident avec cette mutation, n’est ni un hommage au cinéma, ni une tentative de restauration ou une nostalgie de son « aura ». En tant qu’artiste, il a pris simplement appui sur cette situation historique pour parcourir les marges d’un monde dont les fragments sont maintenant à portée de la main. Il s’y réfère comme à une « nature », un corpus dans lequel il pioche allègrement en explorant ses angles morts. C’est ainsi qu’à la charnière des années 1980 et 1990, l’artiste commence à faire ce qu’il appelle de la « reprise de vue » : il prélève des images dans les longs métrages de fiction. D’abord chez lui, en choisissant d’isoler certaines images noires à l’aide du magnétoscope (Excédents) : « La “toile blanche” sur laquelle Éric Rondepierre a commencé à élaborer son œuvre d’artiste plasticien, après avoir abandonné le théâtre et délaissé la peinture, était un écran noir ». Plus tard sur les rubans pelliculaires, à la table de montage, dans les cinémathèques et les archives privées (Annonces, Précis de décomposition, Suites…), enfin récemment avec le numérique sur ordinateur (Loupe/Dormeurs, DSL, Background).
Pendant 15 ans, il documente la fiction (prélèvement sans retouche), puis, dans les années 2000, il commence à fictionnaliser le document en faisant dialoguer des images de films avec des photos qu’il prend dans son quotidien (Loupe/Dormeurs, Parties communes, Seuils…). Mais toujours avec une attention hypertrophiée, il guette les aberrations du dispositif filmique, authentifie les décalages, les métamorphoses de ces images orphelines, provoque des rencontres, des hybridations, élabore des hypothèses. L’exposition témoigne d’un parcours de 25 ans en territoire d’images. [Source texte et visuel : communiqué de presse] |
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À chaque nouvelle série correspond une règle du jeu qui se constitue au fil de ses recherches. En spectateur archiviste ou archéologue, il repère « ce que les yeux n’ont jamais vu », c’est-à-dire ces images de film en relation avec des évènements « parasitaires, périphériques, atomes indiscernables en gravitation interne, décalages subtils, accidents évanescents, micros phénomènes qui n’ont plus le moindre rapport avec le cinéma ».





