Yves Saint Laurent 1971, la collection du scandale – Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent
|
Yves Saint Laurent 1971, la collection du scandale Commissaire : Olivier Saillard Scénographe : Nathalie Crinière, agence NC Jusqu’au 19 juillet 2015 Tous les jours sauf le lundi de 11h à 18h Tarifs : de 6€ à 8€ Réservation en ligne Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent |
Jusqu’au 19 juillet 2015
Le 29 janvier 1971, Yves Saint Laurent présente la collection dite « Libération » ou « Quarante », inspirée par la mode de ces années marquées par la guerre. Robes courtes, semelles compensées, épaules carrées, maquillage appuyé : ces références au Paris de l’Occupation font scandale. Violemment critiquée par la presse, la collection donne toute son ampleur au courant rétro qui envahira rapidement la rue. Une exposition à découvir à la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent Le 29 Janvier 1971, quatre-vingt passages portés avec nonchalance par six mannequins sèment l’agitation rue Spontini. À cette adresse Yves Saint Laurent et Pierre Bergé ont inauguré leur maison de couture en 1961. C’est également là que se déroulent tous les défilés. Les quelques 180 sièges réservées aux clientes, acheteurs et journalistes venus du monde entier ont vacillé. Une partie du public n’a pas dissimulé son aversion et a crié à l’horreur devant le spectacle d’une collection qu’ils jugent hideuse. Le sujet de ce trouble provient de l’inspiration revendiquée par le couturier pour l’élégance des années de guerre et d’occupation.
La collection « Libération » fait entrer avec fracas la mode dans son histoire contemporaine. Elle provoque l’effondrement des cloisons qui séparent haute couture et prêt-à-porter, relègue les termes de l’élégance au rayon des considérations du passé. La collection 1971 est aussi une rupture dans la trajectoire d’Yves Saint Laurent. Elle est le manifeste d’un couturier qui se veut désormais arbitre des ambiguïtés. Elle est aussi une forme brute de sa maturité à venir. D’inspiration rétrospective, elle situe nouvellement et différemment l’exercice de l’historicisme au sein du processus de création. Papier carbone des modes «rétros» sur le point de déferler sur toute la seconde moitié du XXème siècle, la collection 1971 est le miroir qui chasse de son cadre un monde disparaissant pour accueillir en son reflet une nouvelle génération.
|
Articles liés

Le Musée en Herbe met à l’honneur les Pokémon et fête leur 30 ans avec l’exposition “Admirez-les tous !”
À l’occasion des 30 ans de Pokémon en 2026, le Musée en Herbe, avec la complicité de la Galerie Enrico Navarra a souhaité rendre hommage à ce symbole majeur de la Pop culture, en lui consacrant une exposition (non...

Ce week-end à Paris… du 17 au 19 avril
Art, spectacle vivant, cinéma, musique, ce week-end sera placé sous le signe de la culture ! Pour vous accompagner au mieux, l’équipe Artistik Rezo a sélectionné des événements à ne pas manquer ces prochains jours ! Vendredi 17 avril...

B.R.E.T.O.N.S dévoile leur nouvel album “D.A.O.U” et annonce leur concert le 25 avril au Café de la Danse
Le groupe de rock celtique B.R.E.T.O.N.S présente son deuxième album, “D.A.O.U” (“deux” en breton). Plus rock et intense, il mêle l’énergie brute des guitares saturées aux cultures celtiques, tout en explorant récits historiques et engagements sociaux. Ne manquez pas...






