Lionel Estève , A wander – Galerie Perrotin
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A wander Du 18 avril au 30 mai 2015 Galerie Perrotin |
Du 18 avril au 30 mai 2015
A wander, une exposition de l’artiste Lionel Estève à découvrir à partir du 18 avril à la Galerie Perrotin La Galerie Perrotin, Paris présentera d’abord deux grands paysages sur verre, puis six peintures sur un support particulier et nouveau : l’artiste a récolté différents types de végétations, mises à sécher sous presse, blanchies à l’encre et sur lesquelles il est venu peindre à l’aquarelle en suivant les structures organiques. Des fleurs de pavot, séchées, dorées à la feuille, on ne manquera pas d’y retrouver cette forme de cloche si présente dans l’œuvre. Dans une autre salle : une frise de plantes séchées, durcies, également dorées à la feuille au bas des murs. Au-dessus de la frise : plusieurs aquarelles de grand format, des nuages « aux couleurs fauves », sorte de grand ciel menaçant. Dans la dernière salle : un herbier de plantes séchées, dorées, certaines de très grande taille, disposées sur le mur, un peu comme Matisse et ses papiers découpés : « … mais je crois que cela sera impressionnant, comme une jungle ou un été flamboyant. » C’est la première exposition où le monde végétal est si présent dans les œuvres. L’occasion de pointer que l’artiste renouvelle, à chaque exposition, son corpus. Est-ce bien le Lionel Estève dont on a vu l’exposition en 2005 rue de Turenne et il y a trois ans impasse Saint Claude ? C’est un artiste qui expérimente continuellement dans son atelier et ce jour-là, c’est autour de gigantesques feuilles séchées et de la technique de la dorure à la feuille. Plutôt que de disserter sur l’apparition de l’or dans l’univers matériel et chromatique de l’artiste, on rappellera simplement que lorsque la mixtion qui va accueillir la feuille d’or est prête, on dit qu’elle est « amoureuse ». Il y a dans toutes les techniques utilisées un souvenir de l’artisanat, du bricolage, des moments que l’on passe avec les enfants. Lionel Estève réussit en partant de ces gestes simples à produire des œuvres singulières. Souvent, au départ, il y a comme un jeu, une réinterprétation du geste à accomplir: le feutre est utilisé pour « marquer», l’aquarelle va être déposée sur une flaque d’eau, la couleur sera aspirée… Les œuvres seront les plus « légères », Paul Klee insistait sur « ne dire qu’une fois les choses et de la façon la plus simple ». On a envie de dire qu’à cette œuvre unique et singulière correspondent des méthodes uniques et singulières. Comment travaille Lionel Estève ? Ça commence en général dans ce rapport particulier à la Nature, dans la Drôme, ou en Toscane. Comme il le dit « la nature nous raconte quelque chose ». Ce dont cette exposition parle, c’est la Nature qui le dit et ce qu’elle dit est mystérieux. Il ne s’agit pas d’un rapport écologique ou mélancolique mais bien contemporain et constructif, une nouvelle façon de penser le dessin, la sculpture… Le rapport à la Nature est personnel et sera forcément complexe, il n’est pas donné, il s’apprend, il se gagne. Certes, il y a les images de liberté, de loisir, d’espace… mais il y a aussi la révélation, la perte de soi dans l’univers ou ce que Rousseau nommait « les ravissements, les douces rêveries, les chères extases. » C’est là que se tiennent les observations, expérimentations et que les projets se construisent mentalement, viendront ensuite les moments d’improvisation.
→ Vernissage le 18 avril à partir de 16h A découvrir sur Artistik Rezo : |
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