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    Concert de Mathieu Saïkaly – Les Etoiles

    27 mai 2015
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    Affiche Saikaly WEB

    Concert de Mathieu Saïkaly

    Le mardi 9 juin à 19h30

    Tarifs : 17€80

    Achat des billets en ligne

    Les Etoiles
    61, rue du Château d’Eau
    75010 Paris
    M° Château d’Eau

    Le 9 juin 2015

    Million Particles, le joyau qui donne son titre à l’album de Mathieu Saïkaly, affiche le ton d’emblée sous la forme d’une mélodie virginale qui rappelle les premiers émois du Prefab Sprout de Paddy McAloon. Le chant funambule de Mathieu Saïkaly va dès lors s’acclimater à toutes les altitudes, à la confidence à voix basse comme à la pop enlevée avec violons et chœurs, aux décalages cosmiques comme aux turbulences terrestres…

    Bien avant de remporter la Nouvelle Star, Mathieu Saïkaly avait déjà la tête dans les étoiles. Si la lumière un peu artificielle du télé-crochet n’était venue éclairer si tôt son petit planétarium intime, sans doute aurait-il fallu plus de temps pour que l’on en découvre les astres secrets et le « million de particules » qui batifolent autour de ce garçon surdoué de 22 ans. Quoiqu’il arrive, on aurait entendu parler de lui. Ses chansons ont la puissance de leur douceur, elles paraissent parfois vulnérables mais rien ne semble pouvoir contrarier leurs pouvoirs d’attraction. Elles le préservent aussi contre les morsures fatales qu’aurait pu constituer une notoriété si soudaine car elles remontent de loin et enjambent tous les pièges avec une grâce et une facilité insolentes. 

    Après un premier EP qui dévoilait un Cliché cosmique furieusement pop et quelques particules fines de folk en contre-jour (dont le sublime Poison), Mathieu prolonge désormais ces deux veines sur la longueur palpitante d’un album, où le français et l’anglais s’harmonisent délicatement en douze chapitres auxquels s’ajoutent deux ponctuations instrumentales. Magnifiées par la réalisation toute en finesse de Yann Arnaud (Jeanne Cherhal, Maissiat), ces compositions aux humeurs et luminosités changeantes se sont abreuvées aux meilleures sources du folk et de la pop, irriguées notamment par Elliott Smith, Beirut et quelques autres cœurs battants de l’indie-rock des années 90/2000.
     
    Ce garçon bouclé aux yeux turquoises est né en région parisienne, d’un père d’origine libanaise et d’une mère Française. Il a vécu en Thaïlande et à Shanghai au cours d’une adolescence où il s’initia aussi au punk-rock tout en rêvant de devenir comédien – et plus particulièrement Johnny Depp, tant qu’à faire. En dehors des heures ouvrables du Conservatoire d’art dramatique, c’est avant tout Paris et ses ponts, par dessus lesquels il aime aller chanter et hurler à tue-tête, qui feront pour lui office de théâtre à ciel ouvert. Un jour, une amie lui fait passer quelques chansons d’Elliott Smith sans se douter qu’elles vont bouleverser sa vie. Mathieu éteint aussitôt les amplis, prend conscience qu’il est inutile de hurler pour se faire entendre, et il compose à son rythme des chansons en papier de soie qu’il glisse parmi les reprises de ses idoles sur une chaîne YouTube confidentielle. Il étudie encore l’anglais à la fac quand la Nouvelle Star lui apparaît comme une caisse de résonnance idéale et un accélérateur de particules afin de faire connaître ses chansons. S’il est le premier surpris de sa victoire, après avoir pourtant dominé l’épreuve de son chant aérien et onctueux, rien ne le fera changer de route, même lorsque celle-ci devient boulevard. Plutôt que de céder aux sirènes les plus criantes, il préfère s’associer avec l’écrivain Nicolas Rey pour créer Les Garçons Manqués, un projet de lecture musicale pour lequel il élargit son répertoire de reprises – des tubes les plus élimées auxquels il redonne un éclat inédit jusqu’aux trésors du rock et du folk – pendant qu’il murit en contre-champ celui de son album.
     
    « Plus je grandis, dit-il, plus je parviens à surmonter ce truc idiot qui pousse à refuser de montrer sa sensibilité. » L’ultrasensible Mathieu s’est longtemps empêché de chanter devant ses proches – « hormis des chansons marrantes » – et beaucoup seront surpris par la gravité et l’assurance qui affleure de ce premier album. Certaines chansons déambulent certes en tenue légère, portées par l’insouciance amoureuse (Je t’ai cherchée, Pour Bubz) ou la camaraderie (I Guess yeah et sa chorale extatique), mais la plupart mérite le même recueillement que celui qui les a vu naître. « Comme je prête beaucoup d’attention à la musique que j’écoute, j’aimerais aussi que l’on m’écoute, que ce soit un moment beau, pas un fond sonore dans un bar, recouvert par le bruit des verres. »

    [embedyt] https://www.youtube.com/watch?v=wojft_5rX0Q[/embedyt]

    [Source texte : dossier de presse]

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