Robert Doisneau un photographe au Museum d’Histoire Naturelle
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Robert Doisneau un photographe au Museum d’Histoire Naturelle Du 7 octobre 2015 au 18 janvier 2016 Muséum national d’Histoire Naturelle |
A l’occasion d’une grande rétrospective de Robert Doisneau, le Muséum national d’Histoire naturelle réunit plus d’une centaine de photographies largement inédites. Pour la plupart jamais vues du public, ces images sont tirées de deux reportages dévoilant le Muséum sous ses différentes facettes.
La commande des années 1940 Robert Doisneau entre pour la première fois au sein du Muséum en 1942 dans le cadre d’une commande de l’éditeur et typographe Maximilien Vox (frère de Théodore Monod, explorateur et professeur au Muséum). En charge de la préparation de l’ouvrage « Nouveaux destins de l’intelligence française » consacré aux personnalités françaises influentes dans le monde de la science et de l’art, M. Vox a besoin d’illustrations fortes. C’est ici que plusieurs photographes sont sollicités dont R. Doisneau qui fournit à l’éditeur 22 portraits d’écrivains, d’artisans et de scientifiques. Du Muséum, il n’y aura « que » le portrait d’une dessinatrice scientifique en entomologie. Bien que le livre fût finalement édité grâce au soutien du gouvernement de Vichy, il ne fait plus de doute aujourd’hui que Robert Doisneau se positionna comme « simple » reporter. La commande des années 1990 En 1990, Alain Foucault, sous-directeur du Muséum et aussi neveu de Robert Doisneau fut à l’origine d’un second reportage. Une commande d’une quinzaine d’images (beaucoup moins que dans les années 40) principalement centrée sur les laboratoires forme alors le terreau initial de l’exposition « La science de Doisneau » qui se tient en 1990 à la Bibliothèque du Muséum. Une quarantaine de clichés dont les tirages sont réalisés par Georges Fèvre de l’Atelier-Pictorial sous le contrôle de Robert Doisneau sont exposés : des images du Muséum datant de 1942-1943 et de 1990 mais aussi des images consacrées à d’autres chercheurs et d’autres institutions. Ces nouveaux tirages rejoignent ensuite la collection du Muséum et complèteront le premier ensemble des années 40.
Une scénographie inspirée Pour cette exposition, la scénographie, d’une grande sobriété, est constituée de larges parois sombres, éclairées de l’intérieur. Les photographies sont installées au coeur de ces parois, formant de petits ensembles intimes que le public découvre à travers des fenêtres. Enfin, selon les sujets exposés, des pupitres inclinés et des vitrines tables créent des variations entre l’exposition verticale, oblique ou horizontale des oeuvres. Privilégiant ainsi la présentation de certaines photographies à l’horizontal, la scénographie place le visiteur dans la posture du chercheur, courbé sur ses planches d’insectes ou observant un détail au microscope.
[source du texte communiqué de presse, crédit visuel : © Atelier Robert Doisneau] |
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