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    Cinéma à domicile : 3 films à voir en avril 2016

    23 mars 2016
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    dope1

    Dope

    De Rick Famuyiwa

    Avec Keith Stanfield, Blake Anderson, Zoe Kravitz

    Durée : 1h55


    Notre petite sœur

    De Hirokazu Kore-eda

    Avec Haruka Ayase, Masami Nagasawa, Suzu Hirose

    Durée : 2h03


    Les Anarchistes

    D’Elie Wajeman

    Avec Tahar Rahim, Adèle Exarchopoulos, Guillaume Gouix

    Durée : 1h41

    DopeLa vie des films n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Carrière en salles trop fugace ou sortie en direct to VOD : chaque mois, Artistik Rezo vous propose de rattraper à la maison 3 films disponibles sur vos écrans et que vous n’avez sans doute pas encore vus.

    1) Dope de Rick Famuyiwa

    La comparaison est facile mais inévitable : avec Dope, Rick Famuyiwa s’impose comme un successeur potentiel de Spike Lee, qui avait bouleversé le cinéma américain en donnant enfin la parole à une communauté noire américaine trop souvent invisibilisée. Tout comme Gimme the loot, film réalisé par Adam Leon en 2012, Dope entend montrer des héros noirs se tenant à distance des clichés tout en étant pris malgré eux dans des spirales qui pourraient compromettre leur avenir. Dans le cas de Malcolm, le personnage principal du film, ce sont une arme à feu et plusieurs paquets de drogue trouvés dans son sac de cours qui le placent dans une position délicate. Fun et grave à la fois, le film touche juste en permanence avec brio, aussi ambitieux que peuvent l’être des protagonistes qui désirent ardemment sortir du carcan dans lequel on les a trop souvent enfermés.

    Disponible (entre autres) sur FilmoTV

    [embedyt] https://www.youtube.com/watch?v=UM_JbWDe7W4[/embedyt]

    2) Notre petite sœur de Hirokazu Kore-eda

    Habitué de la compétition du Festival de Cannes, Hirokazu Kore-eda est reparti bredouille avec Notre petite sœur, jolie chronique autour de quatre sœurs qui valait pourtant bien mieux que le décevant Tel père, tel fils, prix du jury en 2013. On retrouve cette fois toute la sensibilité du metteur en scène japonais, que l’on peut citer comme exemple numéro 1 pour qui souhaiterait se mettre au cinéma nippon sans savoir par où commencer. Obsédé par la mort, le deuil et les traces laissées par les défunts, le cinéaste parvient pourtant à livrer des films remarquablement positifs, toujours marqués par un mélange de tendresse et de mélancolie, mais sans tomber dans le pathos. Avant de voir Nobody knows et Still walking, ses plus grands films, pourquoi ne pas tenter l’expérience Notre petite sœur, plus minimaliste mais pas moins attrayante…

    Disponible (entre autres) sur Univers Ciné

    [embedyt] https://www.youtube.com/watch?v=pWpvlXHTJFQ[/embedyt]

    3) Les Anarchistes d’Elie Wajeman

    Après un joli Alyah agréablement mené par Pio Marmaï, le deuxième long métrage d’Elie Wajeman est sorti en 2015, recevant une nomination pour le César du meilleur espoir masulin (Swann Arlaud). Le film aurait pu récolter d’autres nominations, tant son casting est foisonnant et convaincant. Et s’il est parfois trop propret pour se montrer à la hauteur de son sujet (l’infiltration d’un groupe d’anarchistes par un policier à la fin du XIXe siècle), Les Anarchistes reste cependant un drame passionnel exigeant, tant par le suspense qu’il propose que par la dimension tragique de son histoire d’amour impossible (l’infiltré joué par Tahar Rahim tombe amoureux de l’anarchiste Adèle Exarchopoulos).

    Disponible (entre autres) sur Pluzz VAD

    [embedyt] https://www.youtube.com/watch?v=LuxaiY-MhfI[/embedyt]

    Lucile Bellan

    [Image 2016 © Happiness Distribution]

     

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