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    Exposition Un être flottant – Carlos Cruz-Diez – galerie Mitterrand

    23 novembre 2016
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    Capture décran 2016-11-23 à 14.47.47

    Exposition Un être flottant 

    Œuvres de Carlos Cruz-Diez

    Du 26 novembre au 28 janvier 2017 

    Vernissage le 25 novembre 2016

    Galerie Mitterrand
    79, rue du Temple
    75003 Paris
    M° Rambuteau

    galeriemitterrand.com

    Capture décran 2016-11-23 à 14.47.47 copieDu 26 novembre au 28 janvier 2017

    Carlos Cruz-Diez est une figure historique du cinétisme et de l’art optique. En octobre 2016, il dialoguait avec l’architecture d’Auguste Perret (« Un être flottant », Palais d’Iéna, Paris) par le biais d’environnements monumentaux réalisés pour le lieu ou adaptés à celui-ci. L’exposition à la Galerie Mitterrand, elle aussi placée sous le commissariat de Matthieu Poirier, en est le pendant rétrospectif.

    Elle réunit à ce titre plus d’une trentaine d’œuvres-clefs de l’artiste né à Caracas en 1923. Ces tableaux, reliefs et environnements, du milieu des années 1950 à nos jours, témoignent tous de l’exploration incessante, par l’artiste aujourd’hui âgé de 93 ans, de la couleur comme phénomène spatial et sensoriel, cet « être flottant » rêvé par Vassily Kandinsky.

    Formé à l’École des Beaux-Arts de Caracas où il obtient un diplôme de Professeur en 1945, Cruz-Diez vit au cours des années 1950 entre Caracas, Barcelone et Paris. S’il finit par s’installer en 1960 dans la capitale française, c’est dès 1954 que son œuvre connaît un tournant abstrait, à partir duquel l’artiste n’aura de cesse d’interroger la passivité sensorielle du support. Ses Proyectos murales (1954), des reliefs abstraits héritiers du néo-plasticisme de Sophie Tauber-Arp, sont ainsi peints de couleurs primaires se projetant sur leur support immaculé grâce à l’éclairage ambiant et en fonction de ses variations. Fait tout aussi surprenant, ces reliefs offrent ces mêmes éléments faisant saillie à la libre manipulation du spectateur. En 1955, les entrelacs de la série Parénquimas relèvent tant de l’art informel que de la microscopie cellulaire. En 1956, ce jeu de grilles prend un tour plus géométrique et la surface du tableau, envahie de triangles étirés et peints en aplats de couleurs primaires qui s’opposent violemment, produisent de puissants effets d’instabilité visuelle, non sans préfigurer, au sein de l’oeuvre, le système de lignes verticales et parallèles qui prévaut encore dans les réalisations les plus récentes de l’artiste.

    Pour Cruz-Diez, la fixité de la composition, fut-elle abstraite, n’est qu’une image de plus, une nouvelle iconographie, aussi symbolique et narrative, voire anecdotique, que l’art figuratif. Dès 1958, l’artiste voit l’issue de cette impasse dans les théories de la couleur du XIXe siècle, chez Ogden Rood ou Eugène Chevreul, dans le néo-impressionnisme de Georges Seurat, dans le cubisme analytique de Pablo Picasso et Georges Braque, dans le futurisme de Giacomo Balla ou le suprématisme de Kasimir Malevitch, courants auxquels il empruntera la vibration, l’accélération et la suspension. Les découvertes plus récentes dans différents domaines scientifiques le passionnent tout autant : graphisme, photographie et reprographie modernes d’une part, optique, psychologie cognitive et phénoménologie de la perception, d’autre part. Selon Cruz-Diez, l’œuvre doit être porteuse d’enjeux « cinétiques » et « dynamogènes ». En d’autres mots, l’élément visuel, sans être forcément mobile lui-même, doit susciter chez son observateur un déplacement – une réaction motrice. Aussi et surtout, il doit produire la sensation « atmosphérique » d’un phénomène impalpable : celui d’une couleur pure, flottant dans l’espace physique mais aussi et surtout entre l’œil et le cerveau, dans le domaine psychophysiologique de la perception.


    [Crédits Photo et visuel : ©communiqué de presse]

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