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    Exposition « Build from Memory » – Augustine Kofie

    14 février 2017
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    Build from Memory

    Œuvres de Augustine Kofie

    Du 25 février au 1 avril 2017

    Vernissage le 25 février de 18h à 21h

    Galerie Openspace  
    116, boulevard Richard Lenoir 75011
    M° Parmentier

    galerieopenspace.bigcartel.com

    unnamed-2 copieDu 25 février au 1 avril 2017

    La Galerie Openspace a le plaisir d’annoncer Build From Memory, la troisième exposition personnelle de l’artiste américain Augustine Kofie dont elle représente le travail en France depuis 2013.

    Le titre choisi pour cette exposition qui présente une toute nouvelle série d’œuvres réalisées en 2016-2017 (collages et peintures sur toile et sur bois) fait référence à notre faculté proprement humaine d’acquérir des connaissances pour ensuite les appliquer au monde matériel. L’être humain se définit par sa capacité à manipuler son environnement et à s’inscrire dans le temps. Nos souvenirs et nos expériences sont essentiels à nos actions. D’une certaine manière, en puisant dans notre mémoire un ensemble de fragments partiellement modifiés et altérés pour créer de nouvelles choses, nous construisons à travers nos actions présentes, le futur à partir du passé. Certaines choses sont oubliées, d’autres sont acquises.

    Augustine Kofie continue d’explorer et d’approfondir la technologie et les différents processus de création de nouveaux espaces au sein de son travail, tout en se fixant une nouvelle problématique à chaque nouvelle série d’œuvres.
    L’exposition Build From Memory est née de l’interrogation de l’artiste sur la manière de créer un mouvement dynamique à partir d’une base statique (horizontale/verticale).

    La réponse à cette problématique a été donnée par l’emploi de diagonales venant créer une rupture, et de lignes de perspective permettant de créer un volume, une saillie, une immersion ou un effet de profondeur dans le système horizontal-vertical. Ce sont ces ruptures que l’artiste « construit de mémoire » et qui sont à l’origine du titre « Build From Memory », car directement inspirées des techniques 3D de lettrage comme la peinture d’enseigne ou le graffiti. « La 3D vient d’une perspective imaginaire, de plusieurs perspectives et de souvenirs multiples. »
    Cette composition classique et ce processus de représentation formelle renseignent à la fois les collages et les peintures de l’artiste.

    « Le collage est le laboratoire de ma technique constructiviste. C’est une phase de découverte, de récupération et de préparation la mosaïque, le collage et la transformation des matériaux. Je vais au plus loin pour construire mes toiles, en utilisant la matière comme couleur, et la peinture seulement pour accentuer ce qui est déjà là. » Chaque fragment est un rescapé du processus de destruction du temps. Chacun contient une mémoire et représente une porte d’accès vers un moment précis. Chaque lettre, élément graphique ou couleur est un indice mémoriel. Comme souvent, les peintures d’Augustine Kofie naissent d’abord sous forme d’esquisses, mais celles-ci ne sont pas projetées ou reproduits sur la toile. La position des éléments, l’échelle, le rapport entre les formes, les espaces négatifs et positifs tout change avec le médium. La mémoire musculaire entre à nouveau en jeu, non plus à travers l’expérience accumulée de plusieurs années de lettrage, mais plutôt par la pratique de grands murs peints dans l’espace public.

    « Aujourd’hui, j’assouplis un peu ma pratique sur toile » explique l’artiste, « je peins comme je ferais un mur. Je fais inter- venir mon corps dans le rythme de la conception ; je réalise mes toiles rapidement, par gestes répétitifs, en utilisant une technique picturale qui me vient de la rue, ce qui leur donne une dynamique plus souple et vivante. Ensuite, je travaille les détails, en utilisant des outils de plus en plus fins ; allant de la peinture appliquée au petit rouleau, jusqu’aux larges lignes à la bombe en passant par de larges coups de pinceaux et de la vaporisation de spray, puis j’affine et précise ensuite avec un très fin pinceau. C’est ce rapport entre liberté gestuelle et contrôle qui m’a toujours intéressé. »

    A découvrir sur Artistik Rezo :
    – Vernissages – Paris – Février

    [Source texte et visuel : communiqué de presse]

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