Le Ballet national de Cuba de retour à Paris
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Giselle De Alicia Alonso d’après Jean Coralli et Jules Perrot Avec Anette Delgado, Dani Hernandez, les solistes et le corps de ballet du Balletnational de Cuba Du 6 au 20 juillet 2017 Tarifs : De 25€ à 115€ Réservation en ligne ou par tél. au 01 76 49 43 13 Durée : 2h Salle Pleyel |
Du 6 au 20 juillet 2017
Dans le rôle de l’implacable Myrtha, la blonde Ginett Moncho donne une interprétation lumineuse avec de très belles arabesques plongées. Les willis alignent parfaitement leur variation, armée angoissante de fantômes au féminin.
Enfin, Pleyel est-elle la bonne salle pour ce type de spectacle ? la scène apparait petite et sans profondeur, notamment pour les ensembles du 1er acte, les fêtes villageoises réunissant les amis de Giselle : les danseurs cubains aiment danser grand et on les sent contraints. Ensuite, la qualité du son – grésillant, digne d’un lecteur de cassette audio d’avant l’ère du CD – n’est pas au niveau d’une salle internationale. Dommage. Artistes accomplis, les danseurs du ballet de Cuba s’adaptent et nous offrent une belle soirée avec leur joie non masquée de danser. Stéphanie Nègre
Après Giselle la romantique, Don Quichotte présenté du 15 au 20 juillet, sera l’occasion de découvrir le ballet de Cuba dans le registre de la virtuosité bondissante qui est l’une de ses marques de fabrique. [ Photo © N Reyes ] |
Giselle tient une place particulière dans le cœur d’Alicia Alonso qui fut nommée étoile de l’America ballet theatre en 1943 avec ce rôle. Lorsqu’elle fonde sa compagnie à Cuba en 1948, Giselle est l’un des premiers ballets qu’elle monte dans une version qui entrera au répertoire de l’Opéra de Paris dans les années 70. Sa version se veut proche de la version romantique originelle, avec la part belle laissée à la pantomime et de nombreuses scènes de groupe, notamment dans la première partie où le fameux pas de deux des paysans, moment de virtuosité, est remplacé par une scène de liesse populaire. Dans le rôle de Giselle, Anette Delgado est tout en émotion contenue et délicatesse. Les équilibres sont magnifiques, comme le travail du bas de jambe est fin et précis. Si la scène de la folie apparait très – trop ? – intériorisée, elle déploie dans l’acte deux une belle complicité avec Dani Hernandez. Ce dernier maîtrise l’exubérance latine pour interpréter un Albrecht romantique à souhait.
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