0 Shares 850 Views

“Corita Kent. La révolution joyeuse” : la religieuse américaine qui a révolutionné le Pop Art

4 octobre 2024
850 Vues

Le Collège des Bernardins accueille “Corita Kent. La révolution joyeuse”, première exposition en France dédiée à l’artiste américaine Corita Kent (1918-1986) connue sous le nom de Sister Mary Corita. Son œuvre est à l’image de son parcours atypique : à la fois audacieuse, militante et pédagogue. À travers le regard de Corita Kent, c’est une époque à redécouvrir, celle des États-Unis des années 1950 à 1980.

Grâce à la collaboration avec le Corita Art Center, une trentaine d’œuvres originales de ses productions sérigraphiques seront exposées. Cette technique, érigée en médium artistique, lui permet en effet une reproduction en masse de ses visuels et de ses messages de paix. La sélection de photographies, diffusée grâce à des visionneuses de diapositives, dans le respect des consignes laissées par Corita Kent, sont prises principalement par Corita entre 1955 et 1968. Ces photographies rares donnent un aperçu de sa vie et de sa pratique artistique alors qu’elle était professeur et directrice du département d’art du Collège du Cœur Immaculé, et documentent l’histoire peu connue de la communauté d’étudiants, d’enseignants et de l’Ordre du Cœur Immaculé de Marie qui ont appris et enseigné dans ce collège autrefois renommé.

Corita in studio, c. 1965. Image courtesy of the Corita Art Center, Los Angeles, corita.org.

La sérigraphie, un médium artistique au service de l’amour et de la foi

Corita Kent fait le choix de la technique de la sérigraphie, qu’elle contribue à faire reconnaître comme un médium artistique à part entière. Ainsi, ses créations transmettent au plus grand nombre ses messages d’amour et de foi. Ses sérigraphies, audacieuses et colorées, combinent des images tirées de la publicité et de journaux avec des textes allant de versets bibliques à des slogans, des paroles de chansons et de la littérature. Dans le contexte des années 1960 et 1970, l’émancipation de la jeunesse, l’affirmation des mouvements féministes, l’émergence des courants de la contre-culture artistique américaine, la profusion des codes de la société de consommation sont pour Corita Kent des sources d’inspiration. Au cours des années 60, son travail se teinte d’un engagement plus politique, incitant les spectateurs à réfléchir à la pauvreté, au racisme, à la guerre et aux injustices sociales.

orita Kent, “things go better with” 1969, serigraph, 34.5 x 21.75 inches © 2024, Corita ArtCenter, corita.org

Son parcours personnel et un nouveau langage graphique

Cette exposition revient sur son parcours personnel, ses engagements et le nouveau langage graphique que l’artiste a lancé. Corita Kent. La révolution joyeuse revient aussi sur les “Mary’s Day”, journée de Marie de l’Immaculate Heart College, l’école dont Corita Kent a dirigé le département artistique. Sa vision extraordinaire et ses compétences artistiques en tant qu’enseignante ont contribué à transformer le petit campus en un haut lieu dynamique de l’innovation artistique et en un modèle singulier d’engagement communautaire et social.

Immaculate Heart College Art Department, c. 1955. Photograph by Fred Swartz. Image courtesy of the Corita Art Center, Los Angeles, corita.org.

 

Une femme ancrée dans la société américaine

Lieu de dialogue avec les courants intellectuels et artistiques de la société et de son époque, le Collège des Bernardins accueille l’exposition de cette femme ancrée dans la société américaine et dans l’Église de la seconde moitié du XXe siècle. Comme les moines cisterciens du XIIIe siècle venus s’installer au Collège des Bernardins pour être au milieu du monde et de ses questionnements, Corita Kent a embrassé son époque, qu’elle aborde avec l’espérance chrétienne et joyeuse.

Sur une proposition de Nicolas de Palmaert.

Commissariat de l’exposition : Clara Murawiec et Juliette Oudot, designers graphiques, diplômées de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs (ENSAD)

[Source : communiqué de presse]

En ce moment

Articles liés

Ce week-end à Paris… du 6 au 8 février
Art
694 vues

Ce week-end à Paris… du 6 au 8 février

Art, spectacle vivant, cinéma, musique, ce week-end sera placé sous le signe de la culture ! Pour vous accompagner au mieux, l’équipe Artistik Rezo a sélectionné des événements à ne pas manquer ces prochains jours ! Vendredi 6 février...

L’Athénée présente une soirée cabaret sur le thème des Sept Péchés Capitaux
Agenda
202 vues

L’Athénée présente une soirée cabaret sur le thème des Sept Péchés Capitaux

Amies de longue date, la mezzo-soprano Fleur Barron et la soprano Axelle Fanyo se retrouvent à l’Athénée pour une soirée dédiée au cabaret, sur le thème des sept péchés capitaux. A leurs côtés, le pianiste Julius Drake, habitué des...

Le spectacle musical “Brassens, l’amour des mots” à retrouver à La Scène Libre
Agenda
239 vues

Le spectacle musical “Brassens, l’amour des mots” à retrouver à La Scène Libre

Georges Brassens revient sur scène. Pas pour raconter sa vie, mais pour nous ouvrir la porte de son atelier intérieur : un lieu de liberté, d’humour, de poésie et de fraternité, où les mots se cherchent, se heurtent, se répondent et...