Découvrez le premier album de Tiago Caetano sur la scène de L’Archipel
Un soleil qui caresse, une certaine douceur, un pays chargé d’histoire politique et culturelle. Des images viennent instantanément en tête lorsqu’il s’agit de se figurer le Brésil. Surtout, il y a ces musiques qui résonnent au cœur des rues pavées, ces grands artistes d’Arthur Verocai à Gilberto Gil. Un pays que Tiago Caetano connaît bien : né à Rennes, il porte en lui par sa mère le Brésil, le Portugal par son père. Rennes c’est sa ville, le Brésil, c’est le sang. Rien d’étonnant à ce qu’il y retourne souvent. Surtout, que ses couleurs habillent avec délicatesse ses productions musicales.
Depuis toujours, Tiago Caetano fait honneur à la MPB, la musique populaire brésilienne. Celle qui, là-bas, s’entend dans les rues. Celle que, lui, entendait enfant à la maison grâce à sa mère. Mais aux grands artistes brésiliens qu’il a toujours écouté, Tiago y a ajouté ses
références d’indie pop comme Beach Fossils et autres artistes du label Captured Tracks. Avec Eco de Baía, Tiago Caetano a réussi à en faire un mélange divin et audacieux : un album qui fait aussi bien penser à la mélancolie mélodieuse d’Andrea Laszlo de Simone qu’au miel auditif de Devendra Banhart.

Tiago Caetano, Eco da Baía (extended)
De la chaleur du Brésil à la douceur de la Bretagne
Pourtant, c’est loin de la ferveur de Rio que Tiago s’est rendu pour penser ce disque. Installé dans la maison de ses grands-parents à côté de Saint-Malo, il a créé Eco Da Baía en quelques semaines à l’envolée. Des côtes brésiliennes aux côtes bretonnes il n’y a qu’un pas – enfin ici, un album d’une tendresse absolue.
“J’avais envie de faire un album doux”, décrit-il, comme un pied de nez à la cruauté et la violence du monde – “rien ne brille dans cet endroit (Nada brilha nesse lugar)”. Merci à lui de nous partager la délicatesse de ce qu’il lui a été permis de voir ou de toucher. L’ambiance et les rires d’une soirée post carnaval dans Na Casa da Verusca, le portrait de Florivaldo, son guide d’une randonnée dans la vallée du Pati dans Flor do Pati, le cavaquinho, instrument à cordes traditionnel du pays… Avec Eco da Baía, c’est comme si Tiago nous poussait à prendre un aller simple vers l’inconnu. Se sentir libre. S’envoler. Partir. “Qui sait, peut-être qu’un jour, nous allons vivre sur cette île”, s’interroge-t-il dans Salvo, à l’esthétique 70’, aux arrangements de cordes délicieux. Une référence directe à l’île – menacée – de Boipeba qu’il a tant contemplée. Aux jeux de voix apaisants qu’il nous laisse entendre dans Na Casa da Verusca, Tiago Caetano mêle aussi les rythmiques de la samba classique dans Só Quero Viver. Dans A Brisa et son intro à la guitare classique inspirée de Baden Powell, célèbre guitariste brésilien.
Eco Da Baía, est le moyen le plus paisible de se recueillir sur la dureté du monde ou les ruptures amoureuses, toujours avec optimisme – “le vent est en notre faveur (Na verdade o vento está ao nosso favor)”. Un lieu sain où l’on peut imaginer où que l’on soit les teintes réconfortantes des choses. Car heureusement, à la sauvagerie du monde reste la douceur : celle des étreintes – vécues ou à vivre – comme celle des voyages. Neuf titres à déguster, la douceur au cœur, avant de prendre le large – pour de vrai.
[Source : communiqué de presse]
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