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Le Muséum national d’Histoire naturelle fête ses 400 ans en 2026

3 février 2026
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Nicolas Robert (1614-1685), collection des vélins. MNHN, cliché : T. Querrec

Le Muséum national d’Histoire naturelle célèbre en 2026 ses 400 ans. Du Jardin royal des plantes médicinales consacré par l’édit royal du 6 janvier 1626 au Muséum d’aujourd’hui, quatre siècles ont façonné l’identité et la singularité de cette institution. Cette histoire, modelée par des scientifiques éclairés et nourrie par ses foisonnantes collections naturalistes, constitue une force pour étudier et comprendre le monde qui nous entoure, l’effondrement de la biodiversité, et mieux appréhender les enjeux contemporains.

“Le Muséum fête ses 400 ans. Fort de ces quatre siècles d’aventures scientifiques, nous aurons à cœur en 2026 de faire résonner notre beau mot d’ordre : celui d’émerveiller pour instruire, et inviter chacun à agir face au défi de la protection de la biodiversité. Notre institution reste un lieu vivant, tourné vers l’avenir, au service de la science, de la nature et de la transmission des savoirs à toutes les générations.” Gilles Bloch, président du Muséum national d’Histoire naturelle.

1626-2026 : 400 ans d’aventures scientifiques pour éclairer demain

Le développement du Muséum et la vie de ses scientifiques se confondent bien souvent avec l’histoire des sciences… Au fil du temps, l’institution a connu de nombreuses évolutions, développé sa vocation naturaliste, a su rayonner en France et à l’étranger. Tout au long de son histoire, elle a cultivé ses missions – enseignement, collections, recherche, diffusion puis, plus récemment, expertise. Transformations et innovations lui ont permis de s’adapter aux différentes époques, mais elle a toujours gardé comme objectif l’étude de la nature.

Aujourd’hui, le Muséum du XXIe siècle s’est fixé de grands défis pour répondre aux enjeux contemporains.

Frédéric Scalberge,  Jardin du Roy pour la culture des plantes médicinales à Paris, 1636, gouache sur vélin, 55×72 cm, OA 912 MNHN

Quatre siècles de science

Sous l’impulsion de ses médecins, sensibles aux travaux des botanistes menés au XVIe siècle, Louis XIII consacre la création d’un Jardin royal des plantes médicinales par un édit daté du 6 janvier 1626. S’ensuit l’acquisition d’un terrain dans les faubourgs de Paris en 1633, puis un texte fondateur confirmant la création du lieu en 1635 et enfin l’inauguration du site en 1640. L’institution développe progressivement son périmètre d’étude de la nature, d’exploration et de diffusion en s’appuyant sur des figures de talent.

Au XVIIIe siècle, le comte de Buffon, qui sera l’intendant du jardin durant près de 50 ans, n’aura de cesse d’y accueillir toujours plus de collections rapportées de nombreuses explorations. Entouré des meilleurs savants de son époque, il contribue au rayonnement du jardin royal et en double la superficie. Il décède en 1788, à la veille de la Révolution française. André Thouin, son bras droit, sera l’artisan de la transition, permettant à l’institution de se réinventer. Le Muséum d’Histoire naturelle est créé par décret de la Convention le 10 juin 1793.

Grâce à ses collections remarquables, il rayonne sans véritable rival dans l’ensemble de l’Europe jusqu’au milieu du XIXe siècle, occupant une place de choix sur la scène nationale comme internationale. Cet « âge d’or » est toutefois affecté par les remaniements profonds que l’établissement doit opérer jusqu’à la veille de la Première Guerre mondiale.

Le XXe siècle est marqué par une extension de l’établissement au-delà des frontières du Jardin des Plantes. Au fil des décennies, jardins botaniques, stations marines, sites de fouilles ou réserves zoologiques élargissent ses champs d’activités. Le Parc zoologique de Paris est inauguré en 1934 et le Musée de l’Homme en 1938. En 1994, l’iconique Grande Galerie de l’Évolution, portée par l’élan des grands travaux présidentiels, voit le jour et annonce une nouvelle ère muséographique au Muséum. En parallèle, en 1989, l’établissement obtient l’autorisation de délivrer seul le doctorat.

Le XXIe siècle s’ouvre sur une réforme en profondeur de l’organisation de l’institution. Débute ensuite une vaste phase de rénovation : Grandes Serres, Herbier national, Galerie de Géologie et de Minéralogie, Parc zoologique de Paris et Musée de l’Homme sont modernisés, puis plus récemment l’Harmas Jean-Henri Fabre. La serre des fuchsias de l’Arboretum de Versailles-Chèvreloup suivra en 2026.

S’appuyant sur ses sites, ses collections, sa recherche et son enseignement, le Muséum est aujourd’hui un centre scientifique de pointe. Expert français et mondial des questions liées à la protection de la nature, il s’engage au quotidien pour porter la voix de l’histoire naturelle auprès du plus grand nombre.

Le Jardin des Plantes aux couleurs des 400 ans

La grande perspective du Jardin des Plantes se mettra aux couleurs de cet anniversaire dès le printemps 2026. Deux grandes vagues de plantations annuelles offrent au public des mises en scène végétales. Le fleurissement du printemps (mars-mai) s’inspirera de la collection de vélins conservés au Muséum notamment ceux des artistes Virsing, Redouté et Robert, avec de majestueuses compositions de tulipes et d’anémones. La seconde vague, visible à l’été, mettra à l’honneur la “gastronomie des simples”, à travers une scénarisation de plantes utilisées en cuisine et en phytothérapie. Cette sélection estivale sera à son apogée en septembre 2026.

Nicolas Robert (1614-1685), collection des vélins. MNHN, cliché : T. Querrec

Pour célébrer cet anniversaire, retrouvez des contenus en ligne et une programmation dédiée tout au long de l’année 2026

[Source : communiqué de presse]

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