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    Rencontre avec le groupe celtique B.R.E.T.O.N.S à l’occasion de leur deuxième album !

    Juliette Labati 18 avril 2026
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    B.R.E.T.O.N.S © Adrien Painchaud, 2026

    Le groupe de rock celtique B.R.E.T.O.N.S présente son deuxième album, “D.A.O.U” (“deux” en breton). Plus rock et intense, il mêle l’énergie brute des guitares saturées aux cultures celtiques, tout en explorant récits historiques et engagements sociaux.

    D.A.O.U affirme la montée en puissance de B.R.E.T.O.N.S avec un album plus dense, plus intense et résolument rock. Guitares saturées, rythmiques percutantes et mélodies fédératrices portent des morceaux chantés en breton, anglais et français, des récits historiques et des titres engagés qui font dialoguer mémoire collective et regard contemporain. Entre tradition et modernité, le groupe revendique un héritage celtique pluriel qu’il propulse dans une production massive et actuelle. Pensé pour le live, D.A.O.U est un album vibrant, rassembleur et sans concession, où l’énergie brute sert autant la fête que le propos.

    Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? Comment est né ce projet ?

    Nous sommes le collectif B.R.E.T.O.N.S, un groupe de rock celtique basé dans l’Ouest de la France. Sur scène, nous sommes 14 musiciens, avec une forte identité live et beaucoup d’énergie.

    Le projet est né d’une envie commune de faire vivre cette musique de manière collective, en mêlant puissance scénique et héritage culturel.

    Quels sont les groupes qui vous ont donné envie de faire de la musique ? Quelles sont vos influences ?

    Nous sommes influencés par deux univers : le rock et la musique celtique.
    Parmi nos références, on peut citer The Pogues, Dropkick Murphys, mais aussi Alan Stivell et Tri Yann.

    En quoi votre nom influence-t-il votre manière de créer ? Correspond-il à une philosophie particulière ?

    Notre nom reflète notre vision collective. Il s’agit de notre deuxième album, et une vraie unité s’est construite avec le temps.

    Nous travaillons ensemble à toutes les étapes, que ce soit pour le choix des titres ou leurs arrangements.

    Comment votre environnement (culturel, social, géographique) nourrit-il votre musique ?

    La Bretagne est une terre de festivals et de créations depuis toujours. De nombreux groupes en sont issus, et nous nous inscrivons dans cette dynamique. Nous avons grandi entre le Festival Interceltique de Lorient et les Les Vieilles Charrues.

    Nous intégrons également des titres engagés, comme les Penn Sardin de Douarnenez. Le fait de chanter en breton est aussi, d’une certaine manière, un acte militant.

    Peut-on dire que vous faites le lien entre mémoire collective et modernité ?

    Oui, tout à fait. Nous avons à cœur de faire rayonner cette culture. Cela passe par le réarrangement de certains titres traditionnels, parfois oubliés, pour les rendre plus accessibles.

    À l’image de Alan Stivell dans les années 70, nous faisons revivre ces airs en leur apportant une touche actuelle.

    Comment fonctionne le processus créatif dans un collectif de 14 musiciens ?

    Le choix des titres se fait de manière collégiale, souvent via des sondages pour être efficaces.
    Une fois les morceaux sélectionnés, nous travaillons par pupitres pour les arrangements : les instruments à vent (flûtes, bombardes, cornemuses), les chanteurs, la rythmique…

    Certains membres disposent de home studios, ce qui nous permet aussi d’avancer à distance.

    Les membres du collectif B.R.E.T.O.N.S ©  Adrien Painchaud

    Comment le public réagit-il à vos concerts hors de Bretagne ?

    L’énergie est toujours au rendez-vous, en Bretagne comme ailleurs. Notre répertoire s’inscrit dans une mémoire collective qui dépasse largement les frontières régionales, et certains morceaux sont déjà connus du public.

    L’accueil est partout extrêmement chaleureux et généreux.

    Avec ce deuxième album, peut-on parler d’évolution ?

    Oui, notamment dans le son. Ce deuxième opus propose des guitares plus incisives et une orientation plus affirmée vers le rock.

    Quels sont vos derniers coups de cœur musicaux ?

    Dans un groupe de 14 personnes, difficile d’être unanime ! Cette diversité fait d’ailleurs la richesse du projet. À titre personnel (Jessica Delot), je citerais le dernier single du groupe Plantec (de l’électro-trad breton) Treid a Sko, sorti début avril.

    Quelles sont vos attentes et vos ambitions avec ce deuxième album ?

    Nous souhaitons toucher un public plus large, notamment plus rock. Les fans de Dropkick Murphys devraient s’y retrouver.

    Nous visons également des scènes plus importantes, notamment en festival.

    Retrouvez B.R.E.T.O.N.S en concert à Paris sur la scène du Café de la Danse le 25 avril 2026

    Réservez vos billets ici

    Propos recueillis par Juliette Labati 

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