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    Peintres Voyageurs. De Rome à Constantinople – Musée Fragonard de Grasse

    5 août 2014
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    Peintres Voyageurs. De Rome à Constantinople

    Du 12 avril au 31 décembre 2014

    Entrée libre

    Musée Jean-Honoré Fragonard
    23 Boulevard Fragonard
    06130 Grasse

    museesdegrasse.com

    Du 12 avril au 31 décembre 2014

    A l’origine, les voyages étaient réalisés à des fins commerciales, puis, dès le XIVe siècle, afin de découvrir de nouvelles terres inconnues. Les marchands furent bientôt accompagnés d’explorateurs et d’intellectuels, curieux d’apprendre et d’atteindre ces lieux fascinants. De ces voyages, une production d’images, plus ou moins fantaisistes, réelles ou imaginées, nous est parvenue.

    Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l’Italie était pour les peintres un voyage incontournable. Ces voyageurs, dits «grand-touristes», recherchaient les sites antiques, les églises et les paysages naturels. Leurs villes de prédilection étaient Rome, Naples et Venise.

    Rome était appréciée pour ses sites antiques, les œuvres des grands maîtres de la Renaissance (Raphaël, Michel-Ange…) et pour ses églises baroques. A Naples, les peintres profitaient de la campagne, la beauté du golfe et la puissance des éruptions du Vésuve. Venise représentait la porte de l’Orient et le port mythique des expéditions de Marco Polo pour les Indes. La ville avait dans l’imaginaire des voyageurs un avant-goût exotique avec ses palais d’inspiration orientale, ses rues d’eau, ses mosaïques et sa lumière extraordinaire.

    Au XVIIIe siècle, les voyageurs explorent des contrées plus lointaines vers l’est : Grèce, Turquie, Russie et Asie centrale. C’est d’ailleurs à la suite d’un voyage en Russie, que Le Prince met à la mode le genre « exotique ». Grâce à la révolution industrielle, les transports se développent et permettent aux voyageurs de découvrir dans des conditions plus faciles des contrées comme le Caucase, la Crimée, la Perse, la Syrie, ou encore l’Egypte. C’est le développement du mouvement orientaliste où est suggéré l’Orient, parfois de manière anecdotique ou fantaisiste.

    L’exposition est constituée d’une trentaines d’œuvres originales, signées de peintres de renom, tels que Le Lorrain, Van Bloemen, Lacroix de Marseille, Hendrick Van Lint, ou encore Thomas Jones.

    Commissaire de l’exposition : Andrea Zanella, directeur du Musée Fragonard.

    [Crédit photo : Villa-Musée © Jean-Honoré Fragonard]

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