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Claudia Huidobro et Benjamin Mouly – Galerie Les filles du calvaire

17 avril 2015
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Claudia Huidobro

« Tout contre » et « Hors champ – Le jour sait, la nuit ignore »

Photographies de Claudia Huidobro et Benjamin Mouly

Du 6 mai au 20 juin 2015
Du mardi au samedi de 11h à 18h30

Vernissage le 5 mai  de 18h à 21h

Entrée libre

Galerie Les filles du calvaire
17, rue des filles du calvaire
75003 Paris
M° Filles du calvaire

www.fillesducalvaire.com

Du 6 mai au 20 juin 2015

Le 5 mai 2015, la galerie Les filles du calvaire fait le vernissage de deux artistes photographes aux visions décalées. Claudia Huidobro avec sa série « Tout contre » et Benjamin Mouly qui présente « Hors champ – Le jour sait, la nuit ignore »

Claudia Huidobro propose une série d’images élaborées en un temps et un lieu préci. La série « Tout contre » relève d’une pure performance. Entre danse et transe, l’artiste se lance dans une joute avec l’espace, convoque les fantômes de Francesca Woodman, de Valie Export qui s’exprimaient elles aussi avec leur corps, et construit aux forceps son espace de liberté.

Telle une dentelle brodée, construite sur un maillage dont on ne cesse de tirer le fil, l‘œuvre de Claudia Huidobro appelle ce sein que nous ne saurions voir.  Non pas celui des pin-up, objets de fantasmes masculins
qu’elle détourne en les lacérant pour en faire des collages aux inflexions constructivistes, mais bien celui qui persiste quand le corps se déploie hors du cadre. Ailleurs, chaque membre se fera motif. Un autoportrait en creux se dessinera dans ce cadre sans fond.

Les images de Benjamin Mouly sont des petites fables qui se succédent les unes aux autres, et abritent des circonstances où l’incongru et l’inquiétant ont recouvert le visage du double. Telles des apparitions, ces figures fondues dans la nuit ou suspendues au temps semblent tout droit sorties de films noirs, où la lumière surprend les corps réfugiés en eux-mêmes, pris en flagrant délit de banalité. Un drame mineur, rejoué chaque fois, poursuit ces images, d’un récit qui ne se finirait jamais. Dans ces décors naturels aux éblouissements presque aveuglants, les corps se dégagent d’une chorégraphie qui les aurait forcé à se définir. Tantôt informes, repliés ou voutés, ils ne se performent que pour mieux s’éloigner de leurs états.

[ Source texte et photo : Dossiers de presse, © Natasha Wolinski, courtesy galerie Les filles du calvaire]

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