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    Danièle Desnoyers – Paradoxe Mélodie – Théâtres National de Chaillot

    20 juin 2014
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    Paradoxe Mélodie

    De Danièle Desnoyers

    Avec Tal Adler, Karina Champoux, Molly Johnson, Jason Martin, Brice Noeser, Pierre-Marc Ouellette, Nicolas Patry, Clémentine Schindler, Anne Thériault, Élise Vanderborght et Éveline Grégoire-Rousseau (harpiste)

    Du 28 au 30 mai 2015

    Jeu 28 et vendredi 29 à 21h et sam 30 à 17h

    Tarifs : de 8€ à 35€

    Réservation en ligne ou par tél. au 01 53 65 30 00

    Durée : 1h10

    Théâtre Chaillot
    1, place du Trocadéro
    75116 Paris
    M° Trocadéro

    www.theatre-chaillot.fr 

    Du 28 au 30 mai 2015

    Grande dame de la danse montréalaise, Danièle Desnoyers devrait séduire le public de Chaillot avec une nouvelle création d’envergure. Toujours au plus proche du corps, sa danse est un sismographe de nos émotions.

    Dans la « famille danse » de Montréal, je demande Danièle Desnoyers ! À l’instar de ses contemporains, Marie Chouinard et Paul-André Fortier – ce dernier déjà invité deux fois par Chaillot –, Danièle Desnoyers a marqué le renouveau de la danse canadienne de son empreinte. De ses débuts en 1986 avec Des héros désaffectés, où elle sondait l’expressivité du corps à travers un minimalisme gestuel, à Dévorer le ciel ou Sous la peau, la nuit, la chorégraphe du Carré des Lombes magnifie le mouvement à chaque fois.

    Avec Discordantia, elle entamait un cycle de création où elle plaçait le corps en dialogue avec des environnements sonores complexes, parfois dissonants. Chez Danièle Desnoyers, les frontières s’estompent : elle est passée maître dans l’art de mettre en scène le point de convergence entre la danse, les arts visuels et la musique. Cette création réunit dix danseurs et une musicienne. La chorégraphe se focalise autour d’une double question : « Comment la danse permet-elle de se projeter dans la vie et comment la vie peut-elle se refléter dans un corps dansant ? »

    À ses yeux, la danse traverse puissamment les sens et agit telle une réponse au silence. Sur une musique électroacoustique de Nicolas Bernier, accompagnée sur scène par la harpiste Éveline Grégoire-Rousseau, Danièle Desnoyers déploie son langage chorégraphique entre rigueur et folie, tonicité et relâchement, ordre et chaos. Ambassadrice de ce pays de danse qu’est le Canada, proche également de la nouvelle génération de danseurs, Danièle Desnoyers avance en majesté. Cette première visite place du Trocadéro a les allures d’un sacre.
    / Philippe Noisette

    A découvrir sur Artistik Rezo: La programmation 2015-2016 du Théâtre National de Chaillot 

    [photo : © Luc Senécal]

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