Exposition “Ce(ux) qui nous lie(nt)” : Elias Hamon ou la nostalgie de l’argentique
© Elias Hamon
Le photographe Elias Hamon exposera son travail à la maison de la Conversation dans le cadre de l’exposition “Ce(ux) qui nous lie(nt)”, qui célèbre l’art, l’artisanat et l’importance de la transmission.
Passionné de cinéma et de photographie, l’artiste Elias Hamon se consacre à la photographie argentique. Cette passion, partagée et transmise au fil des générations, nourrit aujourd’hui son travail en tant que photographe. Il puise son inspiration dans ce(ux) qu’il croise, dans les relations et interactions humaines qui l’entourent et saisit des simples instants de vie, tout en les rendant émotionnellement fort et indélébiles grâce à son art.

© Elias Hamon
“Ce n’est pas quelque chose en particulier qui m’inspire, si ce n’est les gens. En réalité, je trouve que les photos les plus intéressantes sont celles sur lesquelles il y a quelqu’un, il y a de la vie humaine.”
La technique argentique se différencie par un savoir-faire technique complexe, un processus manuel, la rareté des prises de vue et l’absence de retouche : contrairement à la photographie numérique, on photographie moins, la “bonne” photo se fait plus rare, et on oublie même parfois ce que l’on a immortalisé. Cela laisse place à de belles surprises lors du développement des images et permet de figer des moments de vie de manière durable, presque éternelle.

© Elias Hamon
Longtemps délaissée par les anciennes générations au profit des nouvelles technologies numériques, la technique argentique connaît de nouveau un succès fou : la jeune génération éprouve cette volonté de retourner à ce qui se faisait avant, à une forme de simplicité, à une époque où l’on prenait le temps d’observer, de ressentir avant de capturer l’instant, loin de l’instantanéité numérique.
“J’appuie sur le déclencheur quand une situation m’intéresse, me parle. Souvent je sors mon appareil photo sans réfléchir. La plupart du temps, j’oublie ce que j’ai photographié jusqu’à ce que je reçoive les scans.”

© Elias Hamon
Également réalisateur d’un premier court-métrage dans lequel il retrace les origines de sa famille et de son héritage grec, il met la transmission et l’intergénérationnalité au cœur de sa création. Il capture avec mélancolie et beauté l’été en Grèce, les habitudes, les petits moments solitaires et familiaux qu’il aime et connait si bien.
Dans un monde où tout va trop vite et saturé d’images numériques, Elias nous ouvre les portes de son univers et nous emporte dans une nostalgie d’une époque où les appareils numériques n’existaient pas.
Parce que ce(ux) qui nous lie(nt), c’est ce qui fait sens, sans jamais se figer.
Où? À la maison de la Conversation 12 rue Maurice Grimaud, 75018 Paris
Quand ? À partir de vendredi 23 janvier jusqu’au 25 janvier 2026
Alice Hanisch
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