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    Exposition « Les arts lointains » de Félix Fénéon – Musée du Quai Branly-Jacques Chirac – Mezzanine Est

    6 mai 2019
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    Critique d’art, éditeur, directeur de galerie, collectionneur de peintures et d’arts « lointains », Félix Fénéon – figure centrale du monde intellectuel et artistique au tournant du 20e siècle – défend une vision décloisonnée de la création. Le musée du quai Branly-Jacques Chirac, les musées d’Orsay et de l’Orangerie, The Museum of Modern Art, New York rendent pour la première fois hommage à sa personnalité hors du commun avec une exposition conçue tel un portrait en deux chapitres.

    Le premier chapitre, exposé au musée du quai Branly–Jacques Chirac, revient sur les choix de Félix Fénéon en tant que collectionneur et sur la constitution de sa collection remarquable, comptant un nombre considérable de peintures et l’un des plus importants ensembles d’arts extra-européens de son époque. Le second chapitre présenté au musée de l’Orangerie, à l’automne prochain, évoque les convictions anarchistes de Félix Fénéon et son action en faveur des artistes à travers ses critiques, expositions et acquisitions. Promoteur du Néo-impressionnisme, Fénéon a défendu avec passion un art nouveau à travers les oeuvres de ses amis pointillistes, Seurat et Signac en particulier. Il fut également un membre actif du cercle de La Revue blanche avant de s’engager, en 1906, aux côtés des Fauves et des Futuristes à l’époque où il était directeur artistique de la galerie Bernheim-Jeune.

    De la révélation des arts non-européens à la publication des Illuminations de Rimbaud en passant par la défense des symbolistes et l’émergence d’un nouvel ordre esthétique, cette exposition en deux temps célèbre la sensibilité moderne de Félix Fénéon, à la fois passeur et découvreur. En 2020, The Museum of Modern Art, New York présentera une synthèse de ces deux expositions.

    Au musée du quai Branly–Jacques Chirac, les œuvres africaines et océaniennes montrées en regard de toiles contemporaines de certains artistes qu’il a défendus retracent l’histoire de sa collection et son rôle décisif dans l’évolution du regard porté sur les arts extra-européens. Auteur d’une enquête sur les « arts lointains », publiée en 1920 dans le Bulletin de la Vie Artistique, Félix Fénéon œuvre pour la reconnaissance des arts non-occidentaux en questionnant le statut de ces sculptures et objets. « Seront-ils admis au Louvre ? » s’interroge-t-il alors dans un article perçu aujourd’hui comme l’un des textes fondateurs du musée du quai Branly–Jacques Chirac, près d’un siècle avant le manifeste de Jacques Kerchache*.

    Au travers d’une sélection d’œuvres majeures qu’il a aimées, défendues et collectionnées tout au long de sa vie, l’exposition révèle l’importance de la collection de Fénéon. Le parcours qui s’ouvre sur un portrait par Maximilien Luce, présente les multiples facettes de l’homme, à la fois critique, directeur de La Revue Blanche, éditeur. La première section, « L’Afrique noire et ses amateurs », permet au visiteur de comprendre dans quel contexte historique et culturel Félix Fénéon a constitué sa collection. Le visiteur découvre autour de figures artistiques et littéraires de l’époque comme le marchand d’art Paul Guillaume, l’artiste Lucie Cousturier ou d’autres amis de Félix Fénéon, la passion croissante pour « l’Art Nègre » dans les années 1920. La seconde section évoque plus précisément l’engagement de Félix Fénéon pour les arts extra-européens au travers de l’enquête publiée dans le Bulletin de la Vie Artistique et de sa participation, par des prêts généreux, aux grandes expositions d’art primitif dans l’entre-deux guerre. Enfin, la troisième séquence de l’exposition offre un panorama de la collection de Fénéon, qui en son temps apparu rapidement comme incontournable. Des statues africaines anthropomorphes et féminines au Poseuses de Seurat, la proximité des œuvres permet un dialogue entre des techniques, époques et origines différentes. L’exposition rend compte du regard visionnaire de Félix Fénéon – dépourvu de frontières. Fidèle à ce regard près d’un siècle plus tard, le musée du quai Branly–Jacques Chirac lui rend hommage.

    [Source : communiqué de presse]

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