0 Shares 1022 Views

Exposition « Parfois, faire quelque chose ne mène à rien. » – Camille Léage et Elsa Noyons – Galerie l’Inattendue

18 mai 2017
1022 Vues
Capture decran 2017-05-18 a 17.34.11

Exposition « Parfois, faire quelque chose ne mène à rien. » – Camille Léage et Elsa Noyons – Galerie l’Inattendue

Œuvres de Camille Léage et Elsa Noyons

Du 20 juin au 8 juillet 2017

Vernissage le samedi 24 juin, de 15h à 19h

Du mardi au samedi, de 15h à 19h

Entrée libre

Galerie l’Inattendue 
50, rue des Tournelles
75003 Paris
M° Saint-Paul – Bastille – Chemin Vert

www.camilleleage.com
FB-camilleleagephotography

Du 20 juin au 8 juillet 2017

L’une est une photographe qui marche tous les week-ends, autour du même itinéraire, celui d’un bus parisien. L’autre est une plasticienne qui se déplace et installe de lieu en lieu toujours le même décor, sa table à manger et quatre chaises. Elles ont fini par se croiser, près de l’arrêt « Manin » à Paris : Camille Léage a photographié Elsa Noyons, puis s’est assise à sa table. 

L’exposition « Parfois, faire quelque chose ne mène à rien » présente ces deux démarches singulières, sous la forme d’installations, de photographies, de vidéos et de récits, et célèbre l’amitié née de cette rencontre. 

Sans se connaître, elles ont eu envie d’observer différemment leur ville, en menant chacune une action inhabituelle, répétée et solitaire. Pour accompagner cette chasse à l’invisible et provoquer des rencontres, elles ont inventé un ensemble de règles. Par exemple, Camille Léage aborde toutes les personnes qu’elle photographie de face, Elsa Noyons interdit la consommation d’alcool et de viande pour n’exclure personne à sa table. 

Cette exposition dévoile les spécificités de leurs démarches et rassemble une galerie de portraits et réactions issus de ces dérives et rencontres. On y croise un champion de France de pétanque, des sapeurs congolais, le sosie de François Hollande ou encore des danseurs de voguing. Les réactions sont tantôt amusées, perplexes, ou carrément hostiles. 

En modifiant leur rapport à la rue et aux rencontres, Camille Léage et Elsa Noyons ont aussi fait une découverte inattendue : de femmes sans cesse observées dans la rue, elles sont devenues celles qui observent. A leur grande surprise, elles ne sont jamais importunées par les hommes, lorsqu’elles endossent leurs démarches respectives. 

Cette exposition est une invitation à reprendre possession de la rue en développant des actions et des jeux « inutiles », qui ne « mènent à rien». Des actions susceptibles de remettre le monde à l’endroit, car elles créent une sorte de résistance à la rapidité urbaine, à la violence citadine, et à la logique de rentabilité qui l’anime. Camille Léage et Elsa Noyons prouvent ainsi l’utilité de l’inutilité pour retrouver les joies de l’enfance et une forme de liberté.

[Sources : © communiqué de presse]

Articles liés

Rendez-vous au Parc Floral pour le Festival Classique au Vert
Agenda
63 vues

Rendez-vous au Parc Floral pour le Festival Classique au Vert

Classique au Vert et les Festivals du Parc Floral ont dû plus que jamais se réinventer pour proposer une formule inédite adaptée à ce moment si particulier. L’essentiel est là, permettre à la musique de résonner et aux musiciens...

Jamais le deuxième soir à la Comédie Oberkampf
Agenda
106 vues

Jamais le deuxième soir à la Comédie Oberkampf

Quand les femmes font comme les hommes ! Et si les femmes étaient le sexe fort ? Et si les rôles étaient inverses ? Et si elles ne croyaient plus au grand amour ? Et si l’homme idéal venait...

Horéa : “En tant qu’artiste, je veux être libre”
Art
244 vues

Horéa : “En tant qu’artiste, je veux être libre”

Rencontre avec Horéa, une artiste alsacienne qui s’épanouit à travers son art et nous surprend avec des compositions toujours plus détonantes. Elle nous fait aujourd’hui le plaisir de répondre à nos questions. Pour ceux qui ne te connaissent pas,...