Exposition Remember Souvenir – Denis Meyers – Anciens bâtiments Solvay – Ixelles – Bruxelles
|
Exposition Remember Souvenir Œuvre de Denis Meyers |
L’artiste urbain Denis Meyers s’est trouvé un terrain de jeu surdimensionné : l’ancien siège de la firme Solvay à Bruxelles. Près de 50.000m² au total sur huit niveaux, dont certains en sous-sol. Avec la complicité des actuels propriétaires des lieux, les sociétés Allfin et BPI, l’artiste investit ces mètres carrés dans l’idée d’en faire une oeuvre totale, gigantesque, imposante… Hors du commun !
Et éphémère, puisque la destruction et la transformation du bâtiment Solvay en appartements de standing commenceront cette année 2016. Denis Meyers peint les murs, les portes, les fenêtres, la façade, le toit. Il empile les mots, il décharge les souvenirs. Il fait couler les phrases, des centaines de phrases, des milliers de phrases, qu’il écrit à la bombe. Il tire les portraits à la bombe encore. Plus de 1500 bombes de peinture noire utilisées pour l’instant dans cette oeuvre qui n’en finit pas. Ce sont quelques 150 carnets de dessin, accumulés depuis vingt ans, qui servent de point de départ à l’habillage quasi cathartique du lieu. Il en reprend des extraits parce que c’est une matière qui lui tient à cœur. D’où le nom de cette exposition : Remember Souvenir. Cela replonge l’artiste dans ses souvenirs, “c’est aussi affronter ce que je vivais quand j’ai commencé ce travail dans le bâtiment Solvay” confie Denis Meyers. On retrouve sur les murs les prénoms de ses enfants, de ses amis, un extrait du poète René Char pointé comme un mantra, des portraits de la scène musicale qu’il a suivie depuis vingt ans. Ceux du cercle précieux de la famille, ceux des inconnus qu’il croise chaque jour aussi, des sentiments de l’instant, des réflexions plus intenses, des mots posés comme des chocs… Mais quand il touche à l’intime, Denis Meyers serre les mots, complexifie l’écriture, sans lecture possible, pour se préserver. Une oeuvre intime qui n’en est que plus touchante en se livrant de manière brute et forte tout en se protégeant. [embedyt] https://www.youtube.com/watch?v=8tb-WxlUQd4[/embedyt] L’artiste : au coeur de ce projet, Denis Meyers Denis Meyers, né en 1979 à Tournai, vit et travaille à Bruxelles. Artiste urbain et multiple, il est connu pour ses fresques ou pour ses stickers en forme de visage (il les appelle ses “perso”), imprimés et découpés à la main puis disséminés dans toute la ville ou ailleurs. Il se revendique typographe, une formation qu’il a suivie à l’École Nationale Supérieure des Arts Visuels de la Cambre mais qu’il tient aussi de son grand-père, Lucien De Roeck (1915-2002) qui a entre autres créé l’emblème et l’affiche de l’Expo Universelle de 1958. C’est avec lui qu’il a commencé à écrire et dessiner tous les jours. Denis Meyers signe une collection de sweats et T-shirs pour la collection printemps-été 2016 de la marque belge Bellerose. Auparavant, il a aussi collaboré à des projets caritatifs (Plate-Forme Prévention Sida, Make-A-Wish, …) et peint sur de nombreux supports : planches de skate, cadres de vélo, verres à bière pour Duvel ou encore live painting lors d’événements phares. Ses réalisations : Le suivre sur les réseaux sociaux : Des artistes invités L’œuvre encore en cours de réalisation à l’heure actuelle, ouvrira ses portes mi-avril pour une série de visites guidées avant sa destruction un mois plus tard. Parce que ces extraits de carnets sont aussi toute sa vie, Denis Meyers a convié plusieurs artistes, qui sont d’abord des personnes clés de son parcours, à participer à l’aventure. Il leur réserve un étage où chacun peindra seul dans une pièce – uniquement en noir et blanc, comme dans le reste du bâtiment – puis à quatre mains avec Denis Meyers dans une autre, tandis que l’artiste, dans une dernière pièce, tirera aussi de ses carnets les portraits qu’il a fait d’eux pendant toutes ces années. On y retrouvera entre autres les artistes Jean-Luc Moerman, Arnaud Kool et Steve Locatelli, ainsi que sa fille, Joy, 7 ans. Denis a également réuni quatre photographes et six cameramen. Ils suivent l’évolution de cette œuvre in situ depuis ses débuts et la feront vivre, après sa destruction, à travers des films et un livre. Certaines des œuvres peintes sur place, sur des morceaux du bâtiment uniquement (portes, cloisons, morceaux de murs, …) seront aussi mises en vente. L’histoire du batiment Le bâtiment Solvay, à Ixelles, a été commandé par l’industriel belge et philanthrope Ernest Solvay pour abriter le premier siège de son entreprise florissante. Il est construit en 1883 par les architectes Constant Bosmans et Henri Vandeveld mais va connaître plusieurs extensions jusque dans les années 1960. Aujourd’hui il représente un ensemble de près de 50.000 m² répartis en 5 immeubles de bureaux. L’entreprise Solvay a définitivement quitté les lieux début 2012. Le bâtiment rachté par Allfin et BPI, va être transformé en espace résidentiel de standing avec des jardins créés par l’architecte-paysage Wirtz. [embedyt] https://www.youtube.com/watch?v=6Yn0nnYR97U[/embedyt] [Source texte : communiqué de presse] |
Articles liés

“Gorgonà” : une dystopie de la réalisatrice grecque Evi Kalogiropoulou, en salle le 22 juilllet
Au cœur d’une petite cité-État chaotique dominée par une gigantesque raffinerie pétrolière, les hommes, tous armés, détiennent le pouvoir. Leur chef Nikos, gravement malade, doit organiser sa succession. Des tensions s’installent lorsqu’il inclut sa protégée, Maria, parmi les prétendants au trône. Le destin...

“Charge mentale ; Sauve qui peut !” : une comédie de Flore Fauchille à la Comédie Montorgueil
Une comédie menée par un duo de comédiennes déjantées pour rire ensemble sur la charge mentale ! Cette pièce inédite dépeint avec humour et autodérision les défis des femmes d’aujourd’hui à travers l’interview exclusive de l’unique descendante d’Ève. Elle...

“Running, Crossfit et mojito” : la nouvelle comédie à découvrir au Montorgueil
Découvrez le quotidien de “Step by Step”, une salle de sport tout à fait normale… ce qui ne l’empêche pas de voir passer quelques adhérents très… particuliers ! Entre l’incompréhension des termes anglo-saxon, des différents muscles à travailler et...






