Exposition « Street Strike Again » – RNST – Galerie ligne 13
Street acteur et sérigraffichiste, adepte des cultures alternatives, RNST explore et s’amuse avec l’art urbain sous diverses formes : graffiti, affiches, collages, pochoirs. Il investi réellement la rue avec la sérigraphie (affichage) et le pochoir. Son atelier est un laboratoire dans lequel il mélange les recettes, les couleurs et les genres. Le discours et l’œuvre de RNST sont imprégnés de deux constantes : provoc et romantisme. D’influences multiples, amateur de supports en tous genres et surtout de récupération, son travail de création est un lien direct entre la rue et l’atelier. L’actualité et l’espace public ne doivent pas nous échapper, c’est bien là que l’artiste vient se positionner. RNST envisage ses créations comme de véritable passerelles entre le monde et son univers intime afin de poser question, déranger et interroger…
Mais son engagement ne se limite pas au fait de prendre parti pour une cause. Son discours révèle en effet une multitude d’influences qui viennent nourrir son travail. RNST s’amuse à mêler des éléments a priori sans lien entre eux, qui, lorsqu’il les assemble, atteignent une toute autre dimension que leur premier niveau de lecture .
« Mon art ne m’appartient pas. Je préfère que les gens s’interrogent et fassent leur propre interprétation »
Cette manie de déposséder l’œuvre de son auteur s’invite même dans les supports de travail qu’il privilégie, c’est à dire des objets retrouvés dans la rue : » J’ai récupéré une porte de frigo, des bidons, des panneaux de signalisation… J’aime l’idée que ces objets ont déjà leur histoire. «
Enfin, la force de l’art de RNST provient sans aucun doute d’une implication technique très importante : il maîtrise le collage, le pochoir, la sérigraphie, la peinture et le graffiti. A coups de décomposition et de recomposition, cette pluridisciplinarité garantit un visuel puissant, avec des couleurs solides qui viennent remplacer le trait. Un résultat parfois violent, mais tellement poétique ! Les couleurs ont l’air vieillies, comme au travers de ce filtre romantique : les rouges sont bordeaux, les bleus sont gris, les verts sont kakis… histoire d’atténuer la violence et de faire justement exploser la fragilité chère à RNST.
RNST est donc cet artiste complet qui préférera toujours le symbole au nom, l’œuvre à l’homme.
[ Source : communiqué de presse ]
Articles liés

Aurélie Van Den Daele met en scène “La Cerisaie” de Tchekhov à La Tempête
Le rêve de jouer “La Cerisaie” au printemps et de s’inscrire dans le paysage, c’est le défi qu’Aurélie Van Den Daele, fidèle de la Cartoucherie, a décidé de relever en plongeant dans la dernière pièce de Tchekhov publiée en...

Retrouvez l’édition 2026 du festival Le Court en dit long de retour au CWB du 1er au 5 juin
Pour sa 34e édition, le festival Le Court en dit long propose une sélection de 41 courts métrages belges francophones récents et inédits, répartis en sept programmes thématiques : La vie d’artiste – Et l’amour dans tout ça ?...

“Lorenzaccio” : une ode flamboyante à la vigilance, signée Sand et Musset
Au Théâtre du Nord, le directeur David Bobée adapte et met en scène de manière magistrale la pièce monstre qu’Alfred de Musset avait composée, à partir du récit historique de George Sand, sur les conspirations des Médicis à Florence...






