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    Expositions simultanées Sur le fil – Christian berst art brut et galerie Jean Brolly

    5 avril 2016
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    christian berst sur le fil copie copie

    Sur le fil

    Commissaire : Jean-Hubert Martin

    Du 9 avril au 22 mai 2016

    Vernissage le 9 avril à partir de 18h dans les deux galeries

    Du mardi au samedi de 14h à 19h

    Entrée libre

    Christian berst art brut
    3-5, passage des Gravilliers
    75003 Paris
    M° Rambuteau

    www.christianberst.com

    Du 9 avril au 21 mai 2016

    Vernissage le 9 avril à partir de 18h dans les deux galeries

    Du mardi au samedi de 11h à 19h

    Entrée libre

    Galerie Jean Brolly
    16 rue de Montmorency 
    75003 Paris
    M° Rambuteau
    www.jeanbrolly.com

    christian berst sur le fil copie copie copiePour la première fois en France, l’historien d’art, conservateur et commissaire d’exposition (Magiciens de la terre,Carambolages…) Jean-Hubert Martin a accepté un commissariat en galerie, à accorder au pluriel puisque c’est dans les réserves de christian berst art brut et de la galerie d’art contemporain Jean Brolly qu’il a puisé les oeuvres de l’exposition sur le fil, à découvrir à partir du samedi 9 avril 2016. 

     

    L’art brut est entré dans une nouvelle ère : jadis plébiscité par des amateurs éclairés aussi rares qu’exclusifs, ces œuvres surgies de l’altérité sont désormais fréquemment associées à des productions artistiques plus attendues.

    Mais les enjeux d’une telle inclusion dans le champ de l’art patenté vont bien au-delà des questions liées à leur monstration ou à la manière de les contextualiser.

    En effet, la dialectique usuelle semble ne pas avoir de prise sur ces œuvres dénuées de toute référence explicite à l’histoire de l’art. Elles nous obligent, au contraire, à repenser cette histoire qui, dès lors, ne peut plus être envisagée comme un continuum, mais comme une structure rhizomatique complexe.

    Un réseau où l’histoire, les cultures, les sources et les formes n’interagissent plus selon une linéarité quasi darwinienne et occidentalo-centrée, mais un réseau qui nous impose de reconsidérer l’art comme un fait humain substantifique et métaphysique. Un geste où le magique et le mystérieux transcendent les cloisonnements anciens et rendent totalement caduques tant les bipolarités confortables que la fallacieuse quête du beau.

    Par quels moyens, donc, pénétrer et interpréter les œuvres, celles, « impensées » par les académies, et celles produites sous le joug tutélaire de l’histoire de l’art ?

    sur le fil christian berstComparaison n’est pas raison – elle est peut-être même déraison – mais la mise en dialogue entropique de productions aux natures si hétéroclites est une voie qui offre les perspectives les plus excitantes. C’est celle qu’a choisie Jean-Hubert Martin – depuis Les Magiciens de la Terre, en 1989, jusqu’à Carambolages, aujourd’hui – en guettant dans la collision et la juxtaposition des thèmes ou des formes le surgissement d’un sens dérobé. En invitant également le regardeur à prendre toute sa part, toute sa responsabilité, l’enjoignant de penser avec ses yeux, de se tenir Sur le fil.

    Avec l’art brut, Jean Dubuffet, a non seulement porté un coup décisif dans son combat contre la culture mais également anticipé les bouleversements qui ont secoué la scène artistique depuis une trentaine d’années, notamment avec l’ouverture au monde entier et l’avènement des commissaires.

    Ainsi, à l’art des fous, cet autre de l’art que les artistes d’avant-garde ont observé avec fascination pour parfois s’en inspirer, s’est ajouté celui d’utopistes, de visionnaires ou d’obsessionnels accumulant des montagnes d’objets de tous genres. Harald Szeemann a le premier, su montrer ce qui pouvait rapprocher les démarches d’artistes contemporains et celles de marginaux. L’art brut est toujours le choix d’un regard sur une part de la création dont l’histoire s’édifie en dehors des choix établis. C’est une leçon de liberté et un espace protégé d’une pression trop lourde du marché.

    Le dessin qui permet d’unir la notation, le projet, la description et l’écriture… est aussi celui où se fait le plus naturellement la rencontre entre art dit « savant » et art brut. La photographie anonyme de son côté, a ouvert un nouveau champ d’exploration et l’on a pu ainsi découvrir des primitifs inattendus de l’art conceptuel ou du body-art. Aujourd’hui, il est admis que si les avant-gardes restent vivantes, c’est par la multiplication des histoires parallèles, des micro-récits, plutôt que par la poursuite d’un projet commun. L’accrochage sur le fil de cette exposition réunit le regard d’un commissaire connu pour sa curiosité et sa maîtrise du décloisonnement des genres, celui d’un spécialiste de l’art brut, et le mien.

    Il affiche la conviction commune que l’art ne cesse d’évoluer en se nourrissant de la force, de l’originalité et des nombreuses connexions entre ses participants, qu’ils soient savants ou frustes. Ainsi, on ne peut plus s’autoriser à faire de distinction : ils rejoignent tous, à égalité, la grande famille des artistes. Jean Brolly

    Artistes présentés : Didier Amblard, Bernard Aubertin, Denise Aubertin, Beverly Baker, Franco Bellucci, Ben, Eric Benetto, Thérèse Bonnelalbay, Marina Bourdoncle, Frédéric Bruly-Bouabré, Misleidys Castillo Pedroso, Rosa Cazhur, Nicolas Chardon, Alan Charlton, Mathieu Cherkit, Jean Claus, Vincent Corpet, Krijn de Koning, John Devlin, Janko Domsic, Eugène Dodeigne, José Manuel Egea, Sebastián Ferreira, Filip Francis, Alexandro Garcia, Paul Armand Gette, Fengyi Guo, Thomas Hirschhorn, Josef Hofer, Xie Hong, Rémy Hysbergue, Myung Ok-Han, Peter Kapeller, John Urho Kemp, Adama Kouyaté, Eugène Leroy, Pierre Molinier, Albert Moser, Michel Nedjar, Marilena Pelosi, Raphaëlle Ricol, Royal Robertson, Patricia Salen, David Scher, Daniel Schlier, Milton Schwartz, Judith Scott, José Johann Seinen, Henry Speller, Harald Stoffers, Benjamin Swaim, Ionel Talpazan, Miroslav Tichý, David Tremlett, Bernard Voïta, August Walla, We are the Painters (Nicolas Beaumelle& Aurélien Porte), Scottie Wilson, Adolf Wölfli, Carlo Zinelli, Zorro.

     

    A découvrir sur ARtistik Rezo :
    – Vernissages – Paris – Avril 2016

     

     

    [Source texte: communiqué de presse // © christian berst art brut]

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