Ivan Argote – Strenghlessness – galerie Perrotin
|
Ivan Argote – Strenghlessness Du 18 janvier au 1er mars 2014 Galerie Emmanuel Perrotin |
Du 18 janvier au 1er mars 2014
La galerie Perrotin présente une nouvelle exposition personnelle d’Ivan Argote, intitulée « Strenghlessness ». « La Commune de Paris, considérant que la colonne impériale de la place Vendôme est un monument de barbarie, un symbole de force brute et de fausse gloire, une affirmation du militarisme, une négation du droit international, une insulte permanente des vainqueurs aux vaincus, un attentat perpétuel à l’un des trois grands principes de la République française, la fraternité, décrète : article unique – La colonne Vendôme Si Ivan Argote fait débander les obélisques, attendrit les lions impériaux avec une ba-balle (réveillant leurs instincts de « funny cats ») ou réchauffe les statues espagnoles avec des ponchos péruviens fabriqués en chine, c’est qu’à l’heure où l’on prend les symboles de domination pour des ronds-points, le déboulonneur doit changer de Le dialogue est déjà écrit : un jour tout va basculer, ça va vous tombez dessus, mais n’ayez pas peur, « we have new methods ». La poésie d’Ivan Argote parle au nom d’une génération à qui la désillusion de ses aînés n’a légué que l’ironie et la nostalgie pour moyen de subversion. Qu’à cela ne tienne, Argote ramollit les monuments, ridiculise les allégories, enfume les vitrines muséographiques, détourne les prompteurs, craque les codes militaires pour leur faire dire de la philosophie. D’insurrections fictives en manifestations sans casse, l’humeur puérile jamais découragée, Argote se charge de changer le monde, il a déjà recréé le bigbang avec une bande de potes munis de lampes de poche. Méfiez-vous de ce tempérament rêveur ; cette naïveté est fausse, ce dilettantisme est probablement une stratégie révolutionnaire ; ce romantisme est, à n’en pas douter, transgressif. Oui, méfiez-vous, ça pourrait bientôt arriver, et tout ceci n’est peut-être que la bande-annonce. Car en effet, la mise en branle systématique des cadres de légitimation ne peut épargner le contexte de l’art ; c’est même la première cible d’Ivan Argote qui, souvenons-nous, s’est fait connaître en taguant deux tableaux de Mondrian au Musée Julie Portier A découvrir sur Artistik Rezo : |
Articles liés

“Street Art aux Invalides” : quand l’art urbain s’invite à l’Hôtel national des Invalides pour une noble cause
Durant cinq jours et pour la première fois, découvrez une exposition de street art à l’Hôtel national des Invalides. Du 28 mai au 1er juin 2026, 34 figures majeures du street art français investiront les salons de l’Hôtel national...

“Ça va Ça va” : le nouveau spectacle de Camille Chamoux aux Bouffes Parisiens
« Dites, quelqu’un connait un gastroentéro de compétition ? Une adresse d’hypnotiseur ? Ou un psychanalyste? Non pardon un psychiatre en fait. Moi, jusqu’à y’a pas si longtemps, j’étais immortelle. J’ai ingéré en toute insouciance tous les trucs interdits,...

Brooklyn Funk Essentials dévoilent leur nouvel album “Black Butterfly” à découvrir le 2 juillet au New Morning
Composé de musiciens venus des quatre coins du globe, le groupe Brooklyn Funk Essentials s’est imposé comme une redoutable machine à danser. Depuis bientôt 3 décennies, le groupe tricote un patchwork aux couleurs multiples : be-bop, funk, boogaloo, hip-hop...






