0 Shares 675 Views

    “Jone Sometimes” : le premier long-métrage de la réalisatrice espagnole Sara Fantova au cinéma le 17 décembre

    9 décembre 2025
    675 Vues
    Jone sometimes-affiche-JH-x3GNg

    Bilbao, août. Jone, 20 ans, vit son premier amour alors que la maladie de Parkinson de son père s’aggrave, deux événements qui coïncident en pleine Semana Grande de Bilbao.

    Ces expériences marquent un été décisif, au cours duquel Jone prend conscience de son passage de l’adolescence à l’âge adulte.

    Extrait de l’entretien réalisé par Eduardo Carretié, réalisateur, membre de l’équipe de programmation

    Comment t’est venue l’idée de ce film ? 

    Nuria Martín, Nuria Dunjo et moi — les trois scénaristes — avons commencé à réfléchir à un film dans le cadre d’un programme qui s’appelle Ópera Prima, proposé par notre école de cinéma, l’ESCAC, à Barcelone. Pendant les vacances de Noël, mon père m’a donné une idée : il m’a laissé lire ses journaux intimes de jeunesse.

    J’ai commencé à les lire et je les ai envoyés à Nuria par WhatsApp. En découvrant ce que mon père écrivait quand il était jeune, une sorte de pont s’est créé, un lien qui nous a aidées à comprendre la relation entre les personnages que nous commencions à écrire : Jone et son père.

    Ces journaux ont été conservés ?

    Oui, ils apparaissent dans le film. Ils forment une sorte de couche supplémentaire qui nous permet de comprendre le passé de cette famille. Et puis, j’avais aussi très envie de filmer les fêtes de Bilbao. C’était un autre désir. Ces deux envies réunies ont commencé à former le projet du film.

    Qu’est-ce que tu voulais raconter avec ce film ?

    Avec Jone Sometimes, on voulait parler de la peur de perdre ces figures de référence qui ont toujours été là, comme nos parents. Et de comment, une fois adulte, on commence à ne plus les voir comme des êtres indestructibles. Tout cela se confronte au désir de vivre, de tomber amoureux. On voulait parler de cette angoisse de devenir adulte et du moment où nos parents cessent d’être nos piliers.

    À propos de Sara Fantova

    Née en 1993 à Bilbao, Sara Fantova a étudié à l’ESCAC, où elle a obtenu son diplôme en 2018 avec le court métrage No me despertéis, sélectionné au Festival de Rotterdam. Elle a coécrit et coréalisé La filla d’algú, un long métrage collaboratif encadré par Sergi Pérez, récompensé par le prix Movistar+ au Festival de Málaga. En 2023, elle a coréalisé la série Esto no es Suecia.

    Jone Sometimes est son premier film, salué à Malaga par une mention spéciale du jury :

    Mention spéciale du Jury au Festival de Malaga 2025
    Session spéciale Festival Nouvelles Vagues de Biarritz 2025
    Prix de l’élan collectif au Festival D.A Barcelone 2025
    Prix des Nouveaux  Cinéastes Festival du Film de Saint Sébastien 2025
    Meilleure actrice au festival  Cinespaña de Toulouse 2025
    Sélection au festival Cine Horizonte de Marseille 2025


    Avant-première et rencontre
    Jeudi 11 décembre à 20h30 à l’Espace Saint-Michel (Paris 5)

    Avant-première suivie d’une rencontre avec Sara Fantova, réalisatrice du film, de la productrice exécutive Judit Navarro (de l’école de cinéma ESCAC de Barcelone).
    Soirée présentée par l’influenceuse Queer Marie and the Sapphics.

    Événement partenaire du Club Artistik Rezo

    [Source : communiqué de presse]

    En ce moment

    Articles liés

    « J’espère que nos enfants iront mieux que nous » : nouvelle réussite pour Rudy Milstein
    Spectacle
    45 vues

    « J’espère que nos enfants iront mieux que nous » : nouvelle réussite pour Rudy Milstein

    Il avait remporté deux Molières en 2024 pour « C’est pas facile d’être heureux quand on va mal ». L’heureux Rudy Milstein remet aujourd’hui le couvert avec une comédie à cinq personnages autour du thème de la maternité, du...

    « Tout le bleu du ciel » : une fable poétique bouleversante
    Spectacle
    95 vues

    « Tout le bleu du ciel » : une fable poétique bouleversante

    À partir d’une petite annonce loufoque, deux jeunes gens s’embarquent dans un improbable road trip pyrénéen pour conjurer le gouffre qui semble les aspirer tous deux. Une fable poétique intense, superbement interprétée par Blanche Sottou, Audran Cattin et Laetitia...

    Jonk ouvre les coulisses de l’urbex dans son nouveau livre “Urbex Stories”
    Agenda
    51 vues

    Jonk ouvre les coulisses de l’urbex dans son nouveau livre “Urbex Stories”

    L’urbex cultive un paradoxe. Ses images donnent à voir des lieux où plus rien ne semble bouger, alors que leur création repose souvent sur une succession de mouvements, de décisions et d’imprévus. Il faut chercher, voyager, repérer, approcher, entrer....