Kurt-forever présente Ouvrir au 6b
kurt-forever part de ce principe : il y a bien moins de sens à parler des arts en distinguant par matériaux et méthodes, en sectorisant la production d’œuvres uniquement en savoir-faire, qu’à tenter de comprendre un contexte : les relations complexes qui existent entre ce fragment qu’est une œuvre – une pratique, un geste, une pensée – et le milieu dans lequel elle s’inscrit.
C’est pourquoi kurt-forever propose des expositions en organisant conjointement aux commissariats des tables rondes ou présentations théoriques, qui seront ensuite archivée en ligne.
kurt-forever revendique une approche intermédiale des arts et des théories sur l’art. L’enjeu est d’explorer les frontières sémantiques entre les différents champs de la création et du savoir, et de rendre compte de leur perméabilité. Parler des arts, en insistant sur le fait que le processus de création, la mise en forme, l’exposition – très largement aussi la médiation, la diffusion -, donc les conditions de réception, de connaissance, comme le regard critique sont toujours consubstantiels.

Méthode
Toutes les expositions kurt-forever se problématisent autour d’un verbe à l’infinitif. Cette méthode veut rendre hommage à la revue Intermédialités, publication du CRI de l’Université de Montréal. Le verbe à l’infinitif présente généralement cet intérêt qu’on ne peut en arrêter de définition absolue. Comme concept, il ne constitue pas non plus un ensemble fini d’objets, de sens ou d’interprétations – tout dépend de quoi on l’entoure, ou à quoi on le confronte. Un verbe à l’infinitif, cela se conjugue, cela se travaille, cela se décline et se mâtine. C’est donc l’outil parfait pour engager ce rapport de force d’avec toutes les tentatives d’univocité ; le verbe à l’infinitif a ce potentiel de devenir le grain de sable qui grippe les rouages d’une machine qui tourne depuis si longtemps qu’on n’en interroge même plus le fonctionnement.
Le verbe à l’infinitif : parce qu’une problématique, somme toute, n’est pas tant question de forme que de relations – rapport du signifiant au signifié, rapport de l’œuvre, comme il en est de l’individu, à une économie symbolique, à la discipline, à la praxis, au genre et à ses lois.
Vernissage le vendredi 2 juillet, à partir de 18h
Artistes exposés:
lorraine alexandre
léa bardin
vincent blary
vincent busson
marion delage de luget
sarah duby
chloé dugit-gros
ariel fleiszbein
sylvie fontaine
jeanne gailhoustet
benoît géhanne
judith Guibert
nicolas guiet
jean-françois leroy
Du 2 au 5 juillet / de 11h00 à 19h00
Entrée libre
6b
6-10 quai de Seine
93200 St Denis
RER D et T1 : St Denis gare – métro l13 : basilique
Parking gratuit sur place
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