L’Or du Rhin – Wagner – Opéra Bastille
Prologue des trois journées qui forment le cycle de L’Anneau du Nibelung, le livret de L’Or du Rhin fut pourtant écrit en dernier. Wagner, en effet, avait d’abord écrit le récit de la mort de Siegfried (qui allait devenir Le Crépuscule des dieux), puis il voulut raconter la jeunesse de son héros (Siegfried) et, un an plus tard, l’origine de celui-ci et le destin de ses parents, les jumeaux Siegmund et Sieglinde (La Walkyrie), et enfin l’origine de la malédiction, le vol de l’or, qui est à la base de toute l’histoire (L’Or du Rhin). Le livret raconte donc le monde d’avant les hommes, celui où dieux, géants et Nibelungen (les travailleurs de force des entrailles de la terre) se disputent le pouvoir dans un perpétuel jeu de dupes.
Ce monde représente aussi celui de la Nature à l’instant précis de la perversion, lorsque l’or qui dort au fond du fleuve, gardé par les Filles du Rhin, est subtilisé par le nain Alberich, afin de le fondre en un anneau qui donne la puissance. C’est la fin de l’équilibre originel, de l’harmonie bienfaitrice, pour aller vers la loi du plus fort, le chaos qui mènera à la catastrophe finale. Et c’est aussi le renoncement à l’amour au profit du pouvoir par l’argent.
Le livret est nourri de toutes les idéologies de l’époque de Wagner (de l’anarchie au marxisme, en passant par Feuerbach et Schopenhauer) et reflète parfaitement les contradictions et les angoisses de la société capitaliste naissante. C’est la raison pour laquelle il a donné lieu à de nombreuses interprétations, en particulier politiques.
A lire sur Artistik Rezo :
– la critique de L’Or du Rhin par Marie Torrès
L’Or du Rhin
Nouvelle production
DAS RHEINGOLD
PROLOGUE EN QUATRE SCÈNES AU FESTIVAL SCÉNIQUE L’ANNEAU DU NIBELUNG (1869)
MUSIQUE DE RICHARD WAGNER (1813-1883)
LIVRET DU COMPOSITEUR en langue allemande
PHILIPPE JORDAN Direction musicale
GÜNTER KRÄMER° Mise en scène
JÜRGEN BÄCKMANN° Décors
FALK BAUER° Costumes
DIEGO LEETZ° Lumières
OTTO PICHLER° Mouvements chorégraphiques
FALK STRUCKMANN (4, 10, 13, 16, 22, 25 mars)/
EGILS SILINS° (19, 28 mars) Wotan
SAMUEL YOUN° Donner
MARCEL REIJANS° Froh
KIM BEGLEY Loge
PETER SIDHOM Alberich
WOLFGANG ABLINGER-SPERRHACKE Mime
IAIN PATERSON° Fasolt
GÜNTHER GROISSBÖCK° Fafner
SOPHIE KOCH Fricka
ANN PETERSEN° Freia
QIU LIN ZHANG° Erda
CAROLINE STEIN° Woglinde
DANIELA SINDRAM Wellgunde
NICOLE PICCOLOMINI° Flosshilde
ORCHESTRE DE L’OPÉRA NATIONAL DE PARIS
8 représentations du 4 au 28 mars 2010
Tarifs : 180€ 160€ 135€ 110€ 80€ 50€ 30€ 15€ 5€
Opéra Bastille
M° Bastille
[Visuel : maquette du second tableau, scène 1 Crédit : Opéra national Paris/ DR]
Articles liés

“Carnets du Sous-sol” : L’adaptation captivante de l’œuvre de Dostoïevski à la Comédie Saint-Michel
Une adaptation des Carnets du Sous-sol, un seul-en-scène sans filtre, du pur Dostoïevski, démesuré et jouissif. C’est un homme d’une quarantaine d’années, pétri d’amour-propre et de ressentiment, vivant depuis trop longtemps seul dans son “sous-sol, qui sort exceptionnellement de...

Alix Logiaco vous fait découvrir son dernier album au Studio de l’Ermitage le 18 février !
Le Studio de l’Ermitage accueille Alix Logiaco, son trio et ses invités à l’occasion de la sortie de son dernier album “From Sand To Land” À propos de l’album From Sand To Land Alix Logiaco Trio a sorti, le...

“Le Bal des voleurs”, une comédie familiale à ne pas manquer au Funambule
Trois voleurs maladroits se déguisent pour piéger une riche lady… Mais le destin va en décider autrement. Une comédie familiale et déjantée pleine de péripéties rocambolesques, de danses effrénées et de transformations de personnages ! Trois voleurs peu dégourdis,...





