La Biennale de la photographie du 13e de retour pour une 4e édition sur le thème “Enfance, Adolescence, Jeunesse”
La 4e Biennale de la photographie du 13e se tiendra du 25 mars au 13 avril 2024 avec pour thématique “Enfance, Adolescence, Jeunesse”.
Organisée avec de nombreux partenaires, elle associera, selon la formule qui fait sa singularité, des photographes réputés, de jeunes auteurs en début de carrière et des amateurs de qualité dont la démarche est originale.

Sabine Weiss, Porte de Saint-Cloud, Paris, 1950
Cette année, la célèbre Sabine Weiss sera à l’honneur : elle aurait eu 100 ans en 2024. Mais aussi Janine Niépce, l’une des premières femmes photoreporters françaises, Diane Arques, Emma Ball-Greene, Louise Carrasco, Florence Chevallier, Nikita Erphène, Alain Laboile, Elodie Lachaud, Léo d’Oriano, Aurélien Voldoire.
Un hommage sera rendu à Lewis W. Hine, l’un des inventeurs de la photographie sociale et documentaire, pour ses clichés sur le travail des enfants aux États-Unis au début du XXe siècle.

Lewis W. Hine, Chargeur, Turkey Knob Mine, MacDonald, Virginie Occidentale, 1908
“Enfance, Adolescence, Jeunesse”
Si les photographies d’enfants abondent dans les albums des particuliers pour constituer, en quelque sorte, une “chronique du bonheur familial” et si nombre d’artistes ont pu, le cas échéant, capturer le jeu, l’émerveillement ou le désarroi d’un petit, la jeunesse, et a fortiori l’adolescence ou les premières années du jeune adulte, n’est pas une thématique dont beaucoup se sont fait une spécialité. Bien sûr, le travail d’un Robert Doisneau est universellement reconnu et ses clichés La Pendule ou L’information scolaire sont désormais des “classiques”. On sait également que les photographes humanistes ont longuement arpenté les rues qui étaient alors le terrain de jeu obligé de jeunes dont les heures de liberté n’étaient pas encore accaparées par les écrans ; ils ont fourni ainsi des modèles et la matière à des images célèbres.
Photographier la jeunesse, c’est naturellement rendre compte d’un moment qui bientôt n’existera plus, voire d’un temps et d’une époque, mais en établissant une relation particulière avec le public car si le décor, les costumes, les activités sont datés, l’expression de l’enfant, son sourire ou sa tristesse confèrent au cliché une dimension sensible qui ne peut nous laisser indifférents. C’est que nous avons tous été des enfants, devenus pour certains des parents, et que nous avons partagé ces étonnements, ravissements, petites ou grandes détresses ; dès lors, nous avons une relation intime avec ce qui est montré. Hasardons même que le regard du photographe est peut-être aussi celui de l’adulte sur sa propre jeunesse disparue et qu’il en est peu ou prou de même pour le spectateur. Est-ce à dire que la photographie de l’enfance serait forcément à déchiffrer avec le prisme de la nostalgie ? Ce serait oublier que l’enfance n’est pas seulement le “temps de l’innocence” pour reprendre une antienne bien connue. Les photos de Lewis Hine attestent suffisamment qu’il n’y a pas si longtemps – c’était au début du XXe siècle – on trouvait somme toute assez normal aux États-Unis que les enfants travaillent massivement dans les champs et les usines. Et c’est bien en France, en 1955, que Sabine Weiss a saisi le portrait de son “jeune mineur”. Si leur situation a heureusement évolué dans nos pays, il n’en est pas de même sur tous les continents et l’on pourrait évoquer ici la dramatique destinée des enfants soldats en Afrique ou le triste sort des petites Afghanes.

Louise Carrasco, Montserrat Lira, 2024
C’est une évidence, la jeunesse correspond à une réalité biologique, mais en tant que phénomène social, elle est multiple et plurielle selon les époques, les pays, les sociétés, les milieux, etc. Le propos de cette Biennale est donc de montrer la jeunesse dans tous ses états : rêveuse, studieuse, anxieuse, naïve, révoltée, joyeuse, désabusée, solitaire ou en groupe, en famille ou sans famille… quelle que soit l’approche ou la démarche, nous attendons votre regard sur ces jeunes années.
Cette manifestation est organisée par la Mairie du 13e, Objectif Image Paris IDF, le Club Photo Cheminots de Paris Austerlitz – CPCPA, les centres Paris Anim’ Goscinny et Oudiné, Action collégiens Paris en partenariat avec Compétence Photo, La Fab. (Fondation Agnès b.) et Quai de la Photo.
[Source : communiqué de presse]
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© Emma Ball-Greene – Courtesy Polka Galerie – Rachel – Paris 2022 / © Janine Niépce – Roger Viollet – Courtesy Polka Galerie – Le petit garçon et le flipper – France – 1957
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