La Pluie d’été – Théâtre de l’Aquarium
Elle y raconte l’histoire d’une famille de Vitry-sur-Seine. Un père et une mère immigrés et leur sept enfants : Ernesto, Jeanne, les brothers et les sisters. Un jour, Ernesto trouve un livre brûlé et découvre qu’il sait lire alors qu’il n’a jamais appris. Il va à l’école mais très vite il décide de ne plus y aller parce que dit-il : « à l’école on m’apprend des choses que je sais pas. »
Cette connaissance interroge, inquiète, perturbe. À force de comprendre sans apprendre, le petit garçon sait beaucoup…
Ce texte émouvant nous parle d’histoires d’amours : amour de l’autre, du savoir, de la croyance. Ernesto croit en quelque chose qu’il ne peut pas nommer, c’est peut-être dieu ou autre chose ou le savoir, ce n’est pas important. Jeanne, la sœur, croit en Ernesto. Les parents ne croient plus en rien si ce n’est en leurs enfants, et aussi et surtout, en leur passé. Les brothers et les sisters croient en leur jeu…
Autour d’eux, la société et tout ce qui la fait tenir : Dieu, l’éducation, la famille, la culture…
Le mythe au théâtre
Avec ce spectacle, Lucas Bonnifait a voulu aller à l’essentiel de ce qui lui semble être le théâtre celui où des gens racontent une histoire à d’autres gens.
« Cette histoire, en l’occurrence La Pluie d’été de Marguerite Duras, est traitée sous la forme d’un mythe, et ce qui m’a intéressé avant tout dans cet aspect mythologique c’est son développement vers le sacré. Partir de ce point de départ « normal » et arriver à quelque chose qui est en dehors des choses ordinaires, banales, communes.
Tous les thèmes du mythe sont ici réunis Parfois, souvent, des choses m’échappent : telle discussion, tel sujet, telle démonstration. Cette disposition aux choses, que l’on pourrait appeler naïve, est devenue un moteur dans mon travail.
En effet le texte, et ici La Pluie d’été, me semble être envisageable comme une matière que l’on ne comprend pas mais qui tente malgré tout et surtout malgré nous de nous raconter quelque chose, comme si nous n’étions que des passeurs, des révélateurs.
Je ne sais toujours pas pourquoi ce texte m’obsède, je n’ai pas de réponse, je ne sais pas, je voudrais savoir. C’est l’éternelle question. La Pluie d’été, pour moi, parle de ça, du savoir. Toutes les formes de savoir. Je me rends compte qu’avec ces éléments, j’y trouve ma façon d’appréhender une forme de recherche théâtrale.»
La Pluie d’été
De Marguerite Duras
Adaptation et mise en scène de Lucas Bonnifait
Avec Jean-Claude Bonnifait, Ava Hervier et Raouf Raïs
Lumières: Alice Versieux // Création sonore : Sébastien Rouiller
Musique : Cheree, de Suicide // Création : Le club de la vie inimitable
Jusqu’au 28 avril 2013
Du mardi au samedi à 20h30
Le dimanche à 16h
Théâtre de l’Aquarium
La Cartoucherie – Bois de Vincennes
Route du Champ de Manœuvre
75012 Paris
M° Château de Vincennes
Navette gratuite Cartoucherie 1h avant et après les représentations
[Visuel : La Pluie d’été d’après Marguerite Duras – mise en scène Lucas Bonnifait © Mathilde Chapuis]
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