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    Le journal d’un homme de trop – Adaptation de la nouvelle d’Ivan Tourgueniev au Théâtre Darius Milhaud

    Orianne JOUY 15 avril 2019
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    “Et puisse la vie, forte et jeune, Se jouer à l’entrée de mon tombeau, Et la nature, indifférente, Briller d’une éternelle beauté” – Pouchkine.

    Nicolas Nicolaïevitch Tchoukaltourine s’éteint peu à peu d’une maladie incurable. Il décide alors d’écrire son journal afin de comprendre pourquoi rien n’a été possible dans sa vie, rappelant à lui ses souvenirs, et faisant resurgir les événements marquants de son existence existence : une enfance douloureuse, une carrière médiocre, un amour inaccessible pour Elisabeth Cyrillovna Ojoguine, et un duel, enfin, qui le mènera à sa perte.

    Le Journal d‘un homme de trop appartient aux premières œuvres d’Ivan Tourgueniev. Publiée en Russie en 1850 dans la revue «Les Annales de la Patrie», la nouvelle ne paraît en volume que dix ans plus tard. Ce récit, qui est reçu comme une satire cinglante de la société russe, voit alors plusieurs passages censurés lors de sa publication en volume en 1860. La version française, co-traduite par l’auteur, paraît en 1863 en France où elle est saluée par les plus grands écrivains de l’époque, et connait un vif succès.

    Cette nouvelle d’Ivan Tourgueniev retrouve aujourd’hui avec cette création inédite un nouveau langage, une nouvelle lumière. Afin de restituer toute la force de cette adaptation, l’espace scénique se fait le théâtre de confrontations vibrantes entre des personnages qui jouent leur vie à chaque instant. Les corps, les mots et les silences se font l’écho d’un cri éperdu pour exister.

    Le décor, composé de modules aux lignes épurées, invite le spectateur à l’imaginaire, évoquant tout à la fois une chambre, un jardin et un salon. Les lieux, comme la temporalité, s’entrelacent au gré des visions de Nicolas Nicolaïevitch par le biais d’une scénographie numérique spécialement développée. La lumière est modelée, ciselée avec sensibilité, révélant le visible et le secret dans chacune des situations traversées par les personnages de la pièce. La musique devient un second langage, celui de l’invisible, au travers de thèmes et de labyrinthes harmoniques composés à la viole de gambe, au violoncelle, à la guitare acoustique et électrique. Les costumes traduisent le flottement d’un parfum passé et restituent un XIXème siècle transfiguré. Autant de nuances et de textures qui viennent renforcer l’écrin des émotions que propose ce spectacle.

    [Source : communiqué de presse]

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