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    Le mariage de Maria Braun – Rainer Werner Fassbinder – Théâtre de la Ville

    10 juillet 2014
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    Le mariage de Maria Braun - Rainer Werner Fassbinder - Théâtre de la Ville ::

    Le mariage de Maria Braun

    De Rainer Werner Fassbinder

    Texte du scénario de Peter Märthesheimer et Pea Fröhlich

    Mise en scène de Thomas Ostermeier

    Scénographie de Nina Wetzel

    Costumes de Nina Wetzel, Ulrike Gutbrod

    Dramaturgie de Julia Lochte et Florian Borchmeyer

    Musique de Nils Ostendorf

    Vidéo de Sébastien Dupouey

    Avec Thomas Bading, Robert Beyer, Moritz Gottwald, Ursina Lardi et Sebastian Schwarz

    Production Münchner Kammerspiele,

    Presenté par la Schaubühne Berlin

    Du 25 juin au 3 juillet 2015, à 20h30

    Plein tarif 35€
    Tarif Jeune 26€

    Réservation en ligne
    ou par téléphone 01.42.74.22.77

    Théâtre de la Ville
    2, place du Châtelet
    75004 Paris
    M° Hotel de Ville

    www.theatredelaville-paris.com

    Du 25 juin au 3 juillet 2015

    Pour la scène, Ostermeier adapte un film de Fassbinder qui brosse un portrait féroce de l’Allemagne d’après-guerre. L’histoire commence alors que l’Allemagne s’enfonce dans la déroute, s’achève alors que la RFA se voit sacrée championne du monde de foot.

    L’histoire de Maria Braun, qui se marie à la va-vite, se croit veuve, prend un amant américain, le tue par mégarde, laisse son époux, revenu vivant, se faire condamner à sa place, se partage entre ses visites au prisonnier et ses activités d’entraîneuse pour les forces d’occupation. À travers ce mélo féroce, forme que Fassbinder manipule en virtuose, à travers cette femme, il désigne une société qui, pour oublier ses crimes et sa défaite, cherche avidement le confort qu’offre l’argent. Thomas Ostermeier adapte avec bonheur, prend à son compte ce film, qui cogne sur ce que lui-même dénonce et combat. Sans indulgence ni mépris pour les personnages, il pointe leurs lâchetés, leur égoïsme. Et le désarroi de ceux qui, pour avoir trop longtemps causé et frôlé les désastres, ne vivent plus que l’instant. Une génération le sépare de Fassbinder, mais ils sont frères. -Colette Godard

    [Photo : © Arno Decalier]

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