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    Le Pont des Soupirs – Espace Pierre Cardin

    26 juillet 2011
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    Le Pont des Soupirs - Espace Pierre Cardin

    Le Pont des Soupirs - Espace Pierre Cardin::

    L’association parisienne « Les Tréteaux Lyriques »

    L’association a pour mission de permettre à des amateurs de pratiquer l’art lyrique, de développer des liens d’amitié dans un esprit de troupe permanente, et enfin de récolter des fonds pour soutenir des associations charitables. La troupe comporte aujourd’hui une quarantaine de chanteuses et chanteurs, tous amateurs, qui s’engagent pour un spectacle.


    Le Pont des Soupirs


    La première représentation du Pont des Soupirs, au théâtre des Bouffes-Parisiens, le 23 mars 1861, fut un triomphe. Ce n’était pas le premier triomphe d’Offenbach car Orphée aux Enfers, deux ans plus tôt, l’avait déjà propulsé au premier rang des amuseurs du second Empire. Orphée inaugurait la « décade prodigieuse » qui, de 1859 à 1869, allait voir naître tant de chefs d’œuvre : La Belle Hélène, Barbe-Bleue, La Vie Parisienne, La Grande Duchesse de Gerolstein, La Périchole, La Princesse de Trébizonde et Les Brigands.

    Et pourtant Offenbach, devenu la coqueluche de Paris, n’est pas un homme comblé. Sa véritable ambition, généralement méconnue, est d’obtenir la consécration suprême pour un musicien de son époque : être joué dans l’un des deux temples de la musique, l’Opéra ou l’Opéra-Comique, dans un œuvre « sérieuse », un drame romantique de préférence. Il vient de faire une tentative malheureuse avec Barkouf, sur un livret de Scribe, qui fut un échec retentissant tout comme l’échec non moins retentissant du Tannhaüser de Wagner quelques mois plus tard !

    Il faut dire que le succès ou l’échec des grandes œuvres lyriques de cette époque tenait plus aux cabales qu’aux qualités intrinsèques des œuvres. Offenbach ne cessera toute sa vie de frapper à la porte du « grand opéra » et il n’y parviendra, on le sait, que quelques mois après sa mort avec Les Contes d’Hoffmann.

    Avec Le Pont des Soupirs, situé dans la Renaissance italienne, il nous propose une parodie historique, genre déjà abordé avec Geneviève de Brabant qui mettait en scène les Croisades. Le procédé d’Offenbach est au fond assez simple : c’est celui de la dérision. C’est une arme comique imparable, car rien n’est plus risible que l’anti-héros. C’était encore plus vrai du temps d’Offenbach où le sombre drame historique, mis à la mode par les Romantiques, Victor Hugo en particulier, avait eu un succès considérable. Offenbach en prenait le contrepied. L’anti-héros du Pont des Soupirs est le doge Cornarino Cornarini (!) qui rentre à Venise après avoir été défait par les Turcs. Sa femme Catarina, qui le trompe avec son page Amoroso (rôle travesti), est courtisée par l’infâme Malatromba, rival politique de Cornarino. Cornarino et son fidèle Baptiste (merveilleux second rôle) imaginent de se faire passer pour morts afin de mieux contrôler la situation. Malatromba est sur le point de se faire élire doge, à la place de Cornarino, lorsqu’une lettre vient apprendre aux Vénitiens que les Turcs ont fui et que, par conséquent, Cornarino est vainqueur ! Venise a donc maintenant deux doges ! Comment sortir de cette situation ? C’est très simple. On organisera un concours : le premier arrivé en haut d’un mat de cocagne sera proclamé doge !

    Le triomphe de la première ne se prolongea malheureusement pas et l’œuvre n’atteignit pas la centième représentation. Sept ans plus tard, en 1868, Offenbach remania Le Pont des Soupirs dans une version augmentée, passant de 2 à 4 actes, attribuant au personnage de Malatromba un rôle plus important. C’est cette deuxième version, donnée pour la première fois au théâtre des Variétés le 8 mai 1868, qu’on représente habituellement et que les Tréteaux Lyriques ont adoptée.
    Si Offenbach a survécu, c’est probablement à la qualité de sa musique qu’il le doit, à son génie mélodique, à sa gaîté, à sa façon inimitable d’associer une forme musicale parfaitement classique à un texte débridé, cocasse, voire déstructuré.

    Le Pont des Soupirs de Jacques Offenbach

    Mise en scène de Rémi Préchac
    Direction Musicale : Laurent Goossaert
    Chefs de Chœur : Jean Bridier, Marion Lebègue                                             

    Avec Laetitia Ayrès, Juliette Hua, David Faggionato, Marc Chapel, Rémy Buclin, Frédéric Thiriez, Armand du Chayla et Eric Aubert

    Orchestre Ad Lib, 1er violon : Vincent Bernardon // Costumes : Céline Jendly // Décors : Eric Destenay // Pianiste : Claire Foison-Béchu  // Assistante metteur en scène : Caroline Darnay          

    Douze représentations :

    • Le 13 novembre 2011 à 15h30
    • Les 18 et 19 novembre 2011 à 20h30
    • Le 20 novembre 2011 à 15h30
    • Les 2 et 3 décembre 2011 à 20h30
    • Le 4 décembre 2011 à15h30
    • Les 11, 12, 13 et 14 janvier 2012 à 20h30
    • Le 15 janvier 2012 à 15h30

    Prix des places : 38€, 28€ et 18€
    Places à 13€ pour moins de 13 ans les dimanches (si commandes par téléphone ou par courrier)

    Réservations :

    • à partir du site des Tréteaux
    • par téléphone au 01.42.94.21.65 (du mardi au vendredi de 11h à19h)
    • par courrier (chèque à l’ordre des Tréteaux Lyriques + enveloppe timbrée à votre adresse) à adresser au moins 8 jours avant la séance choisie à Tréteaux Lyriques, c/o Francine Aouat – 37 rue des Batignolles, 75017 Paris.

    Espace Pierre Cardin
    1, avenue Gabriel
    75008 Paris
    M° Concorde

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