Les artistes Barbro Östlihn et Pontus Hultén au cœur des deux nouvelles expositions de l’Institut suédois
Barbro Östlihn, Gas station, 1963 © Barbro Östlihn archives, photo Sotheby’s France
Depuis le 28 mars, l’Institut suédois propose deux expositions présentant l’œuvre des artistes Barbro Östlihn et Pontus Hultén, premier directeur du Musée d’art moderne au Centre Pompidou.
Les expositions :
Barbro Östlihn (1930-1995). Stockholm – New York – Paris
28.03.2025 – 20.07.2025
Après s’être formée à Stockholm, Barbro Östlihn (1930-1995) s’installe dès 1961 à New York. C’est là qu’impressionnée par l’architecture imposante de la ville, autant que par la valse des constructions-destructions de bâtiments, Östlihn élabore son propre langage pictural. Ce n’est pas le bouillonnement de la rue qui l’intéresse, mais les façades qui en forment les coulisses, et qu’elle traduit sur de grandes toiles en des mosaïques et des macroformes géométriques. Lorsque 15 ans plus tard Östlihn s’installe à Paris, les murs et les sols constituent autant de nouveaux sujets pour sa peinture, qui évolue vers un langage encore plus abstrait.
Au carrefour des avant-gardes américaines et européennes, Barbro Östlihn a développé un langage pictural unique, hors de tout courant artistique. Mais il aura fallu changer de millénaire pour que l’œuvre de cette peintre prolifique, mariée à un célèbre artiste, nous apparaisse dans toute sa force. Cette exposition est la première rétrospective de Barbro Östlihn en France.
Commissaire : Annika Öhrner

Barbro Östlihn, Suffolk Street Wall, 1972 © Courtesy Moderna Museet
Keep Smiling! L’univers imprimé de Pontus Hultén
28.03.2025 – 21.09.2025
À la tête de plusieurs institutions artistiques majeures à travers le monde, Pontus Hultén (1924-2006) fut une figure centrale des échanges artistiques de la période d’après-guerre en Europe et aux États-Unis. Ses idées visionnaires sur la place et le rôle de l’art dans la société transparaissent dans les objets graphiques réalisés sous sa direction. À travers une centaine de catalogues, d’invitations et d’affiches, l’exposition met en lumière l’anarchisme ludique qui caractérisait l’approche de Hultén, ainsi que sa capacité à fédérer artistes, commissaires et collaborateur.rices autour de projets audacieux, repoussant les normes établies.
Commissaire : Stina Gromark

Keep Smiling! – Crédits Stina Gromark. Photo Fransesca Beltran. Scénographie Mayckel Hanania
[Source : communiqué de presse]
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