Mats Ek – Giselle – Ballet de Lyon – Théâtre de la Ville
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Giselle Chorégraphie de Mats Ek Avec les danseurs du Ballet de l’Opéra de Lyon Du 27 décembre 2013 au 3 janvier 2014 Plein tarif : 35€ // Tarif réduit : 26€ Réservation en ligne ou par tél. au 01 42 74 22 77 Théâtre de la Ville |
Du 27 décembre 2013 au 3 janvier 2014
Un « classique » sous le scalpel de Mats Ek. Il est rare que la version contemporaine d’un ballet classique, qui plus est emblématique, devienne à son tour un « classique » au sens monumental et quasi intouchable du terme. C’est le cas de la relecture, opérée en 1982 par le chorégraphe suédois Mats Ek, du ballet romantique Giselle (1841), conçu par Jules Perrot et Jean Coralli sur la musique d’Adolphe Adam. Entre les mains expertes, violemment directes de cet artiste nourri de psychanalyse et des films d’Ingmar Bergman, l’histoire tragique de la jeune paysanne tombée folle amoureuse d’un noble, déguisé en villageois et fiancé à une aristocrate, bascule dans l’horreur glacée d’une clinique psychiatrique. Superbe dans sa naïveté absolue, la Giselle de Mats Ek ne mourra pas d’une crise cardiaque au pied de sa mère comme dans le ballet original mais finira par perdre son âme sous la coupe d’une infirmière autoritaire. Écartelée, tendue, avec ses grands pliés profonds et ses coups de reins urgents, l’écriture de Mats Ek, que les danseurs du Ballet de l’Opéra de Lyon possèdent au plus fin, semble avoir été inventée pour raconter la beauté douloureuse de ce corps tiraillé et trop aimant. – Jeanne Liger La presse en parle « Increvable de puissance, d’intelligence et de solidité, la version du fameux ballet romantique Giselle (1841), chorégraphiée en 1982 par le Suédois Mats Ek, est un des chefs-d’oeuvre de la danse. La paysanne au coeur fragile tombée amoureuse d’un aristo qui ne lui est pas destiné devient une histoire d’amour et de folie déplacée dans un hôpital psy. Avec l’écriture sous pression, écartelée, de Mats Ek, une torsion contemporaine qui file toujours la chair de poule. Dans l’interprétation du ballet de l’Opéra de Lyon, une pièce capitale à voir et encore.» Le Monde, Rosita Boisseau, 13 déc. 2013 [Photo : Ramella & Giannese © Teatro Regio di Torino] |
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