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“Mon petit grand frère”, une pièce de Miguel-Ange Sarmiento au Théâtre de l’Archipel

7 février 2022
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L’inouïe transcendance de l’absence. Entre paroles et silences, Miguel-Ange rassemble les briques d’un chaos et prend voix. Une écriture sensible sur notre résilience face au chagrin.

“Parler de ses peines, c’est déjà se consoler”. Albert Camus

“Une fois, c’est un accident. Deux fois, c’est un incendie. Si la sirène n’avait sonné qu’une fois, je vous aurais quittés sur le champ pour courir jusqu’à ma mère.
Pour ne pas inquiéter ma mère, je cours.
Je cours dès que je n’entends pas le second coup de sirène. Je suis un bon garçon.”

Dans ce texte intime, Miguel-Ange Sarmiento fait le récit de la tragédie d’une famille survivante à travers les yeux d’un enfant. À deux ans, lorsque l’on n’a pas les mots pour comprendre ni pour exprimer ce que l’on ressent face à l’indicible, comment grandit-on ? Entre paroles et silences, Miguel-Ange rassemble les briques d’un chaos et prend voix. Une écriture sensible sur notre résilience face au chagrin.

Une puissante déclaration d’amour qui balaye avec pudeur les maladresses familiales quand le bonheur s’est fait la malle.

Mon petit grand frère – Miguel Ange Sarmiento

“Toute ma vie, j’ai tenté de ne pas me noyer dans le chagrin de mes parents. Jusqu’à ce Noël 2019 où j’ai trouvé le courage de leur demander de me raconter le 9 mars 1971. Leur 9 mars 1971. Chacun son tour, puis ensemble, ils m’ont livré le récit qu’ils gardaient enfoui en eux depuis ce jour, de peur de raviver leurs plaies mutuelles. Cinquante ans d’une mort-vie commune devant mes yeux embués d’enfant, d’adolescent puis d’adulte, sans jamais évoquer les mots échangés ce jour-là au bord du bassin. Cinquante ans à douter de la thèse de l’accident. Cinquante ans de silence et aujourd’hui, enfin, le temps des questions et de la reconstruction”.

[Source : communiqué de presse]

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