Neo Rauch Taschen Store
Débordant d’anachronismes, peuplé de silhouettes apparemment choisies au hasard, occupées à des tâches assez surréalistes, peints selon une vaste palette de nuances atténuées, les tableaux de Neo Rauch ressemblent à des illustrations de l’époque soviétique qui seraient passées dans une dimension lynchienne parallèle.
Mis en scène dans divers lieux industriels, comme les centrales nucléaires, les usines, les bâtiments militaires, les barres d’appartements des années 1950 ou les chantiers, les tableaux évoquent des idéaux de société qui auraient mal tourné: les sujets qui travaillent dur n’ont jamais vraiment l’air de faire quoi que ce soit d’utile ni de pragmatique et les récits disjoints stupéfient par l’incohérence de leur déroulement.
En regardant une toile de Neo Rauch, on est poussé par le désir irrépressible de le passer au crible de la psychanalyse, comme s’il s’agissait de l’un de nos propres rêves déroutants. Neo Rauch, qui est né et a grandi derrière le rideau de fer à Leipzig, en Allemagne, s’est montré fasciné par le mouvement pictural anti-establishment “Neue Wilde” de la fin des années 1970, dont il s’est servi comme point de départ pour son propre travail, faisant rapidement surgir son propre style unique inimitable. Ses premières expositions solo ont eu lieu à peu près en même temps que la chute du mur de Berlin en 1989. Même s’il n’a pas exposé hors d’Allemagne avant 2000, il a vite connu un succès international, suivi de nombreuses expositions solo. Aujourd’hui l’œuvre de Rauch est très recherchée et que sa côte est montée en flèche, il est bien normal qu’il fasse l’objet d’un volume sérieux de grande envergure.
Seul un livre de dimensions épiques pouvait esquisser la densité émotionnelle, historique et formelle des toiles de Rauch. Riche de 450 pages, dont 250 reproductions grand format, cette monographie est la collection la plus complète de ses œuvres à ce jour. Elle présente aussi un large éventail d’essais qui éclaire la complexité personnelle, symbolique et formelle du monde de Rauch. La promenade dans le quartier du grand peintre que raconte Wolfgang Büscher avant sensibilité et générosité révèle ainsi la compassion et l’humilité de Rauch. Harald Kunde retrace quant à lui l’évolution de son style à travers ses principaux fils sémantiques et ses influences historiques. Gary Tinterow part de son travail sur l’exposition de Rauch au Metropolitan Museum pour guider le lecteur parmi les nombreux symboles qui composent la mythologie du peintre. Ces textes complètent l’œuvre de Rauch en y apportant des perspectives qui libèrent les images. Dans ce volume, les lecteurs découvriront la densité et la franchise énigmatique des peintures de Rauch.
Également disponible en édition de luxe, limitée à 100 exemplaires, signés par l’artiste et accompagnés d’une œuvre d’art originale.
Lancement de l’édition limitée
Le 6 décembre 2010 de 19h à 22h.
La dédicace se déroulera au Tashen store
2, rue de Buci
75006 Paris
Extrait: http://www.arte.tv/fr/Videos-sur-ARTE-TV/2151166,CmC=3173614.html
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