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Ô Lake nous dévoile “Lost”, premier extrait de son nouvel album Gerry disponible le 4 juin

Le nouvel album d’Ô Lake s’intitule Gerry et est librement inspiré du film éponyme du réalisateur Gus Van Sant. Les morceaux de ce nouveau disque ont été composés dans le cadre de la création d’un ciné-concert pour le festival de cinéma Travelling. Ce nouvel album est à considérer comme une bande originale à part entière, entre musique ambient et néo-classique.

Le film

Deux hommes, nommés tous deux Gerry, traversent en voiture le désert californien vers une destination qui n’est connue que d’eux seuls. Persuadés d’atteindre bientôt leur but, les deux amis décident de terminer leur périple à pied. Mais Gerry et Gerry ne trouvent pas ce qu’ils sont venus chercher ; ils ne sont même plus capables de retrouver l’emplacement de leur voiture. C’est donc sans eau et sans nourriture qu’ils vont s’enfoncer plus profondément encore dans la brûlante Vallée de la Mort. Leur amitié sera mise à rude épreuve.

Ô Lake nous parle de Gerry

En 2017, Travelling, festival de cinéma de renommée internationale, m’a proposé la création d’un ciné-concert. J’ai rapidement porté mon choix sur Gerry du réalisateur Gus Van Sant.

Singulier, poétique et contemplatif, le film offre d’immenses possibilités musicales, de par la longueur de ses plans ou sa quasi absence de dialogues. Avec ce film, Gus Van Sant propose une véritable démarche artistique expérimentale. Il explique : “Dans Gerry, il y a cette formule un peu nouvelle chez moi de la durée, de l’élongation : combien de temps peut-on tenir un seul plan ?”. Le réalisateur s’amuse en effet à étirer ses plans, à prendre le temps de la contemplation et du silence. Pour mieux perdre le spectateur (comme les deux personnages du film) et le surprendre, il joue sur les cadrages, les échelles de plans et les répétitions.

En composant les morceaux de ce ciné-concert, j’ai sans cesse gardé à l’esprit la démarche artistique de Gus Van Sant. Je m’en suis même nourri et inspiré, notamment pour les morceaux Desert et Lost qui accompagnent deux séquences emblématiques du film. Ces deux morceaux atmosphériques s’étirent, évoluent lentement et se transforment (à l’image du fameux plan du lever de soleil dans le désert) jusqu’à atteindre une sorte de paroxysme. La répétition des motifs mélodiques et rythmiques et l’ajout progressif de l’instrumentarium font échos à la démarche filmique de Gus Van Sant. Mais il n’était pas question de s’enfermer dans une musique trop figurative pour autant. Je souhaitais que ma musique ait son propre rôle à jouer, qu’elle accompagne mais qu’elle donne aussi des pistes. Ainsi, dès le début du film, et contrairement à la version originale, plane un doute, une menace.

Aussi, il était important pour moi de ne pas écraser le film d’une musique trop présente ou trop arrangée. Comme Gus Van Sant, mes compositions se jouent du silence, des ambiances et de l’espace entre les notes : Combien de temps peut-on tenir une seule note ? (Alone, Lost, The End).

Sur le morceau d’ouverture (Gerry’s Theme), j’ai voulu souligner, dès le début du film, la dualité avec un thème musical simple mais identifiable, composé de deux notes qui évoluent subtilement. Ce thème, qui revient tout au long du film, de différentes façons (Gerry’s Theme, In Circles, Desert, The End, Death Valley), évoque les deux personnages et le danger qui pèse sur eux. Le choix de la tonalité et la seconde mineure employée au tout début du thème accentue le malaise. Nous retrouvons cette tonalité (Sol mineur) dans les autres morceaux qui jouent le thème, parfois de manière menaçante (Gerry’s Theme, The End) ou de manière douce et mélancolique (In Circles, Death Valley).

Dès le début du processus de création, je souhaitais que ma musique et le film ne puissent faire qu’un, que cette nouvelle bande son épouse au mieux les intentions du réalisateur et qu’elle puisse être considérée comme la véritable bande originale.

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[Source : communiqué de presse]

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