ONE+ONE #5 – Art&Rock
Oneplusone-Lorraine_Alexandre::
|
ONE+ONE #5 Du 26 mars au 30 avril 2014 |
Née en 1982, Lorraine Alexandre vit à Paris. Artiste plasticienne et théoricienne de l’art. Docteur en art et sciences de l’art, arts plastiques à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Auteur du livre “Les Enjeux du portrait en art” (2011 chez L’Harmattan) et de nombreuses publications collectives. « Mon travail de plasticienne se joue des modes de mise en scène et de réappropriations formelles du corps. Ma pratique débute par l’observation d’un corps soumis aux codes socioculturels qui déterminent ses gestuelles, ses toilettes, ses rapports humains… et que je qualifie de Mascarade sociale. Ce concept, libre de toute considération morale, souligne le constat d’un corps construit et déterminé par une culture, refoulant ses instincts, un corps qui se voit ainsi théâtralisé. Un constat dont je me nourris pour développer un travail sur les possibilités et les libertés formelles du corps devenu scène de théâtre, support vivant, médium de la création dont il est lui-même l’objet, le sujet… Pour souligner cette faculté du corps à devenir objet d’art, je fais régulièrement appel à des modèles artistes du spectacle : comédiens, transformistes, Drag Queens, acrobates, danseurs, mais aussi des personnes tatouées et percées… Et, de plus en plus souvent ces dernières années, je deviens mon propre modèle pour m’investir en profondeur et devenir plus que créatrice, véhicule même de mon art. »
« Dans mon travail, le corps est ce lieu où l’identité est à la fois située, représentée et remise en question. Je considère aussi que le corps est ce lieu perméable qui pénètre et est pénétré par l’espace social. En fonction de ce qui est considéré comme acceptable ou pas (par moi), je donne à voir dans mes vidéos qui je suis ou pourrais être, toujours conscient des barrières sociales qui cadrent habituellement le comportement humain. Mon travail vidéo traite de ce fait des questions de pouvoir, de contrôle et d’intimité quant à la liberté que l’on peut prendre avec son corps. J’essaie ainsi et aussi de remettre en question la position morale du spectateur qui cherche ou non à s’identifier, j’explore mes limites mais aussi celles des autres. Des limites qu’il faut chez moi considérer comme une frontière, celle qui sépare et rapproche l’art et le public, l’art et la vie. Une frontière que je prends un malin plaisir à remettre en cause, continuellement. » Vidéaste et performeur, Christian Nicolas puise dans les épisodes de sa vie révélée les éléments d’un travail épouvantablement subjectif. Ses vidéos sont traversées par des conflits déclarés entre réalité et imaginaire. Il offre une vision récalcitrante du « dedans », avec toujours cette porte entrouverte sur l’interne nécessité de dire et raconter. Belles et inquiétantes, ses images interrogent la face cachée de l’être. [Visuel : © Lorraine Alexandre ; © Christian Nicolas] |
Articles liés

Ce week-end à Paris… du 3 au 5 juillet
Art, spectacle vivant, cinéma, musique, ce week-end sera placé sous le signe de la culture ! Pour vous accompagner au mieux, l’équipe Artistik Rezo a sélectionné des événements à ne pas manquer ces prochains jours… ! Dernière sélection “Week-end”...

“Double” : Xie Lei expose au musée Denys-Puech de Rodez
Lauréat du Prix Marcel Duchamp en 2025, Xie Lei présente “Double” au musée Denys-Puech de Rodez. On y retrouve ces silhouettes évanescentes et ces évaporations radieuses qui se glissent entre les colonnes pour mieux se retrouver en face-à-face. La...

“Gorgonà” : une dystopie de la réalisatrice grecque Evi Kalogiropoulou, en salle le 22 juilllet
Au cœur d’une petite cité-État chaotique dominée par une gigantesque raffinerie pétrolière, les hommes, tous armés, détiennent le pouvoir. Leur chef Nikos, gravement malade, doit organiser sa succession. Des tensions s’installent lorsqu’il inclut sa protégée, Maria, parmi les prétendants au trône. Le destin...

Christian Nicolas, 1968, vit et travaille à Strasbourg.





