Oscar et la dame Rose – au Théâtre Rive Gauche
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Oscar et la dame Rose De Eric-Emmanuel Schmitt Mise en scène de Steve Suissa Avec Judith Magre Depuis le 23 Septembre 2015 Du mardi au samedi à 19h, matinée le dimanche à 15h Tarifs: 36€ Carré OR, 30€, 25€, 18€, 12€ Réservation en ligne ici Théâtre Rive Gauche |
Depuis le 23 Septembre 2015 Il y a des rencontres qui changent la vie. Celle d’Oscar – dix ans – et de Mamie-Rose – hors d’âge – appartient à ces moments de grâce. À l’enfant qui séjourne à l’hôpital, elle apporte son humour, sa fantaisie. Voici les douze jours qu’ils passent ensemble, peuplés de personnages drôles et émouvants. Grâce à Mamie-Rose qui noue avec Oscar un très fort lien d’amour, ces douze jours deviendront légende. “Oscar et la dame rose” a déjà eu des millions de lecteurs dans le monde (50 langues) et a été représenté sur toutes les scènes. Succédant à Danielle Darrieux qui créa le rôle en 2003, puis Anny Duperey, Eric-Emmanuel Schmitt est heureux de confier cette nouvelle création à Judith Magre, une des plus grandes comédiennes de la scène française.
Jeune garçon, j’ai beaucoup fréquenté les hôpitaux. Non que j’ai été souvent malade, mais parce que j’accompagnais mon père qui y soignait les enfants. Main dans sa main, je reçus une bien étrange éducation : j’arpentais un monde où il était normal d’être malade, la bonne santé relevant de l’exception. Pas faux, au fond… Du coup, à la différence de tant d’êtres, je ne me suis jamais cru immortel. Je pris tout de suite conscience que notre vie était fragile. J’ai donc connu l’humour incroyable des enfants malades qui savent rire de tout, appeler Bacon un grand brûlé, transformer une chambre stérile en terrain de jeux, un couloir de clinique en patinoire. “Oscar et la dame rose” raconte cela, cette force de vie inextinguible : plus important que de guérir, il faut devenir capable de vivre lorsqu’on est faible et que le temps est compté. Préférer la joie à la tristesse… “Oscar et la dame rose” constitue un hymne au bonheur d’exister, ainsi qu’un hymne à l’imagination qui nous permet d’enrichir un quotidien austère.
Il y a 13 ans, je croyais écrire un livre pour moi, pour moi seul. Depuis, il a fait le tour du monde… – la pièce également -, autant lu qu’étudié puisque collégiens et lycéens doivent se pencher sur lui dans plusieurs pays. En réalité, je me dis aujourd’hui que je n’avais pas bien compris ce que j’avais écrit alors : “Oscar et la dame rose” permet de parler légèrement, poétiquement de choses graves. Les gens l’utilisent pour parler de ce dont on ne parle pas. Après Danielle Darrieux et Anny Duperey, j’ai maintenant le bonheur d’assister à une nouvelle création en France, confiée à une des plus grandes actrices de notre théâtre, avec laquelle je rêvais de travailler : Judith Magre. Décidément, Oscar a bon goût et le don de nous rendre heureux ! Éric-Emmanuel Schmitt
« Un prodigieux conte » Crédit photo: F. Rappeneau
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Note d’intention de l’auteur
Oscar a dix ans, la dame rose… beaucoup plus. Aux extrêmes de l’âge, on s’interroge, on s’émerveille, on réfléchit, on se ment peu à soi-même. Oscar et Mamie-Rose sont devenus mes modèles, Mamie-Rose parce qu’elle incarne une Shéhérazade qui lutte contre l’inéluctable par ses récits, Oscar parce que, courageux, il manifeste humour et gourmandise jusqu’au bout.
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