“Paris, ouvert la nuit” : la nouvelle exposition de la galerie Roger-Viollet à partir du 11 juin
Enseignes lumineuses. Surimpression réalisée pour le reportage « Aux sources de l’énergie » de l’ouvrage La France travaille. Paris, 1931. © François Kollar / Bibliothèque Forney / Roger-Viollet
La galerie Roger-Viollet présente du 11 juin au 3 octobre 2026 l’exposition “Paris, ouvert la nuit”, consacrée à la vie nocturne de la capitale et à la manière dont la photographie en a capté les multiples visages.
A l’approche du solstice d’été, la galerie Roger-Viollet inaugure une nouvelle exposition consacrée à la nuit dans la “Ville lumière”, surnommée ainsi en raison de deux évènements marquants de l’histoire des sciences et techniques : c’est à Paris qu’a été installé le premier éclairage public en 1665 et qu’ont eu lieu les premiers essais d’éclairage électrique en 1844.
Comme l’écrivait Paul Morand en 1933 dans son introduction au célèbre ouvrage de Brassaï Paris de nuit, “La nuit n’est pas le négatif du jour”. En effet, la lumière du jour n’est pas la seule à avoir les faveurs de la photographie.

Bal du 14 juillet, rue de Lappe. Paris, années 1950 © Janine Niepce / Roger-Viollet
Divers par ses sources et ses fonctions, celle de la nuit offre une autre vision de la Capitale, des lignes de son architecture et de l’atmosphère de ces différents lieux. Les grandes perspectives deviennent des ruelles et les ruelles des boulevards imaginaires, les escaliers de Montmartre montent vers l’infini, le ruban noir de la Seine évoque un miroir insondable, les célèbres monuments ne se distinguent plus que par leur silhouette que dessine les lumières électriques, des lieux en sommeil la journée grouillent d’un monde agité du crépuscule à l’aube. La ville, alors ouverte au mystère, à l’étrangeté et à la poétique nocturne, bascule dans une nouvelle esthétique et propose un autre récit, modifie la temporalité et inverse un temps les rôles, les amusements des uns et le labeur des autres.
On comprendra aisément que certains photographes ont très tôt trouvé dans la nuit une source d’inspiration, un objet d’étude et d’expérimentation, usant des longueurs de pose qui révèlent les spectres, les halos et les lignes lumineuses, ou du flash pour saisir sur le vif la vie des noctambules et les spectacles des nuits parisiennes.

L’actrice et mannequin Ivy Nicholson aux Halles. Paris, 1959 © Jack Nisberg / Roger-Viollet
Pour cette exposition, la galerie Roger-Viollet a sélectionné 70 photographies, majoritairement en noir et blanc, illustrant parfaitement le contraste entre la densité du noir et la blancheur franche des lampes électriques. Ces œuvres, couvrant la période 1900-1970, sont issues en grande partie des fonds d’archives de laVille de Paris (Roger-Viollet, Bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP), Bibliothèque Forney, Cinémathèque Robert-Lynen), ainsi que de ceux de Jean-Pierre Couderc, Pierre Jahan, François Kollar, Janine Niepce, Jack Nisberg et René-Jacques.
Les 70 tirages modernes présentés sont numérotés en édition limitée à 30 exemplaires.
[Source : communiqué de presse]
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