Rock’n love – film de David Mackenzie
Comment vivre le festival ainsi enchaînés – voir leur conjoint, dormir, se laver… et surtout, comment assurer leur concert alors qu’ils ne peuvent pas se séparer ? Malgré tout, petit à petit, Adam semble commencer à apprécier la situation…
Une aventure hors normes
David Mackenzie raconte comment il est arrivé sur le projet : «Quand j’ai lu le scénario, je me suis dit qu’il y avait matière à réaliser un film très drôle, et l’idée, assez délirante, de tourner dans un grand festival de musique, qui se déroule l’été, m’a beaucoup plu. J’étais conscient qu’il allait être extrêmement difficile de transposer l’agitation et la frénésie d’un tel événement, et d’en restituer l’authenticité, et nous avons donc décidé que le mieux était de tourner l’intégralité du film dans un véritable festival de musique, plutôt que d’essayer de le reconstituer. Du coup, on s’est retrouvé à relever le défi, plutôt hallucinant, de faire coïncider la durée du tournage avec celle du festival : quatre jours et demi !» Il poursuit : « Ce dispositif inhabituel a formidablement dynamisé le tournage puisque tout ce que nous filmions – ou presque – était réel. En règle générale, j’aime bien me laisser surprendre par l’imprévu, plutôt que d’envisager toutes les hypothèses à l’avance – et d’ailleurs, c’est exactement comme cela que le film a été tourné. »
Le réalisateur reprend : « Ce que j’aime beaucoup dans ce film, c’est qu’il vous plonge dans un monde à part. Rapidement, on en oublie l’histoire et on est immergé dans l’univers du festival. Étrangement, le film trouvait au fur et à mesure son langage cinématographique propre. Les journées étaient dures, mais pas beaucoup plus que sur un tournage classique, et on savait qu’on n’était pas là pour longtemps. Le plus difficile, c’était de s’arrêter. On était galvanisés du matin au soir, et c’est ce qui nous permettait de tenir. Et cela correspond exactement à ma définition de la mise en scène : diriger une équipe de vrais passionnés qui prennent du bon temps, laisser libre cours à sa créativité et ne surtout pas se laisser entraver par un dispositif technique censé vous aider, mais qui, en réalité, vous met des bâtons dans les roues. »
Si Luke Treadaway a déjà interprété un chanteur de rock dans BROTHERS OF THE HEAD, Natalia Tena, elle, a son propre groupe, Molotov Jukebox, qui se produit dans le cadre du festival. Mathew Baynton campe l’autre musicien du groupe The Make. Enfin, Kari Corbett, Cora Bissett et Clare Kelly, qui ont toutes fait partie de groupes de rock, incarnent ici les membres de The Dirty Pinks. Luke Treadaway souligne : «Quand j’ai été convoqué pour mon audition, mon agent m’a dit de ne pas m’embêter à y aller avec ma guitare. Mais une fois sur place, j’ai vu que tous les candidats au rôle avaient apporté la leur, et je me suis dit que j’allais me retrouver sans savoir quoi faire. Mais heureusement, j’ai décroché le rôle quand même. J’ai fait la connaissance de Natalia à l’aéroport, alors qu’on partait pour une journée de répétitions à Glasgow, et on s’est repassé nos scènes
ensemble dans le taxi qui nous emmenait au studio. »
Natalia Tena réplique : «Quand j’ai lu le scénario, je me suis dit que c’était à la fois original et très drôle. Je me suis vraiment retrouvée dans le personnage. Tout est d’une grande justesse et dépeint très bien le fonctionnement d’un groupe. J’étais tellement motivée par le rôle que je me suis teint les cheveux en rouge pour mon audition car c’est la couleur de cheveux du personnage dans le scénario. Quand on s’est rencontrés, on a interprété nos propres musiques l’un pour l’autre – lui à la guitare et moi à l’accordéon – et j’ai tout de suite senti qu’on allait très bien s’entendre.» Gavin Mitchell ajoute : «J’ai fait la connaissance de David à l’avant-première de son film, THE LAST GREAT WILDERNESS. Je l’ai revu à des soirées à Glasgow ces dernières années, et il m’a répété plusieurs fois qu’il aimerait vraiment qu’on travaille ensemble. Je pensais qu’il voulait seulement être sympa, mais on m’a appelé pour passer une audition pour le rôle du manager du groupe – un Américain agressif – et je l’ai décroché. »
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Rock’n’love
De David Mackenzie
Avec Luke Treadaway et Natalia Tena
Sortie le 18 avril 2012
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