Performances de Thomas Hauert & Gabriel Schenker – Centre Wallonie-Bruxelles
Deux courts solos de trente minutes, Pulse Constellations de Gabriel Schenker et (Sweet) (Bitter) de Thomas Hauert, s’attachent différemment à sonder les rapports entre danse et musique, à partir des compositions originales de John McGuire et Claudio Monteverdi.
Soirée composée dans le cadre des Rendez-vous On y danse.
Pulse Constellations
Pulse Constellations trouve son origine dans la musique électronique de John McGuire. Partition écrite en 1978, Pulse Music III, révèle une composition complexe puisque celle-ci est faite de diverses strates. Elle assemble différents types de pulsations, de tempos et de mélodies pour former une séquence de vingt-quatre sections distinctes mais interdépendantes, chacune se rapportant à l’autre de manière inattendue et soudaine.
Pulse Constellations apparaît comme un spectre de rythmes et d’agencements permettant à Gabriel Schenker d’approfondir les rapports entre composition musicale mathématique et chorégraphie, entre précision de la musique électronique et indétermination des mouvements dansés.
Suivi de
(sweet) (bitter)
Dans ce solo, le chorégraphe confronte Si Dolce è’l Tormento de Monteverdi et 12 madrigaux de Salvatore Sciarrino. Les fragments du poème de Monterverdi s’entendent dans près de 14 versions différentes. Hauert interprète ce poème musical de l’amour contrarié comme l’expression d’un conflit entre le plaisir de disposer d’un idéal à atteindre et le tourment de savoir… Le travail chorégraphique de Thomas Hauert laisse habituellement place à l’improvisation et fait siennes les relations discordantes entre liberté et contrainte, individu et groupe, ordre et désordre, forme et informe.
[ Source : communiqué de presse ]
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