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    Teresina – Théâtre Le Funambule Montmartre

    17 septembre 2014
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    locandina2

    Teresina

    De Fabio Marra

    Mise en scène Fabio Marra

    Avec Sonia Palau, Teresina, Emanuele
    Fabio Marra, Pulcinella
    Musicien : Claudio

    Du 30 septembre au 18 novembre 2014
    Du lundi au mercredi à 20h

    Durée : 1h

    Théâtre Le Funambule Montmartre
    53, rue des Saules
    75018 Paris
    M°Lamarck-Caulaincourt

    www.funambule-montmartre.com

    www.carrozzoneteatro.com

    Du 30 septembre au 18 novembre 2014

    Une histoire d’amour burlesque qui s’inspire du théâtre populaire napolitain avec deux de ses protagonistes : l’espiègle Pulcinella et l’audacieuse Teresina, des amoureux désopilants qui n’hésitent pas à avancer masqués.

    La pièce commence avec l’entrée de Pulcinella en scène, accompagné de son jeune fils Emanuele. Ce sont deux marionnettistes ambulants, deux charlatans, qui voyagent de village en village avec leur castelet de marionnettes à gaine. Ils nous introduisent dans l’univers d’une foire où ils rencontrent la jeune Teresina, dont Pulcinella tombe amoureux. Celle-ci succombe à ses mots doux, tandis qu’il lui promet de l’épouser. Mais la veille de leur mariage, le futur époux s’enfuit, ignorant qu’elle est enceinte de lui. Cette « mère courage », toujours amoureuse de l’homme qui l’a abandonnée, décide de lutter pour le reconquérir.

    Ce couple, qui a ses origines dans la commedia dell’arte du XVIe siècle, est prédestiné à se quereller pour l’éternité. Vont-ils réussir à échapper à leur destin ou bien celui-ci va-t-il changer leur sort ?

    La mise en scène
    Une Comédie qui masque un Drame
    S’inspirant de la commedia dell’arte, l’auteur-metteur en scène Fabio Marra tente avec Teresina de donner à ce genre théâtral une dimension et une force dramatique plus proches de la scène d’aujourd’hui. Il met la tradition au service du drame.

    Ses personnages, masquées et animés par l’urgence de vivre, représentent des types humains identifiés par leur appartenance à un groupe social, un langage et un costume. Leur corps trace dans l’espace les grands traits des émotions et des passions humaines. Derrière ces masques grotesques se joue une comédie humaine qui rassemble les personnages dans des situations comiques, mais touchantes. Teresina, la mère célibataire, qui vit dans l’espoir de reconquérir son amour. Pulcinella, un éternel enfant soucieux de sa liberté, qui fuit la réalité et ses responsabilités : Emanuele représentant la génération future, le rêve ; la gourmandise de la vie.

    Des personnages à la fois burlesques et tragiques, dont les masques ne peuvent cacher leur vérité. Le mariage du rire et des larmes.

    LA COMMEDIA DELL’ARTE Théâtre comique par excellence, la Commedia dell’Arte est avant tout un théâtre populaire, s’adressant à tous, car tous sont représentés sur le plateau.

    Le côté comique de ce théâtre réside dans les ridicules ou les monstruosités de la nature. Ces défauts peuvent être reproduits au moyen de masques ou par l’art, et sont aussi risibles lorsqu’ils sont copiés, qu’ils sont tristes et pitoyables dans la vie.
    C’est au XVIe siècle que le dramaturge vénitien Angelo Beolco dit Ruzzante, considéré comme le vrai père de la commedia dell’arte, invente un langage original constitué d’une grande variété de langues : il juxtapose des dialectes divers, le florentin, le napolitain, le vénitien et introduit des expressions en latin, en espagnol et même en allemand. Ce théâtre est donc marqué par sa nouveauté linguistique. Dans « Teresina » Pulcinella utilise à plusieurs reprises le napolitain, sa langue natale, et Teresina l’espagnole, sa langue d’origine.

    La commedia dell’arte va inspirer les plus grands dramaturges français au XVIIe siècle. Ainsi, Molière qui partage avec les « Comédiens italiens du Roi » la salle du Palais Royal, va assimiler leur technique et leur répertoire. On retrouve dans son théâtre les fameux valets ou zanni, mais sous d’autres noms. Toujours confidents de jeunes amoureux, ils se chargent de faciliter leur rencontre et leur mariage, ils critiquent et taquinent, comme dans la tradition, leurs vieux maîtres colériques.
    Admirateur de Molière, Goldoni, au XVIIIe siècle, renouvelle le genre. Il oblige ses acteurs à se référer au texte écrit, à renoncer aux pitreries faciles et donne aux personnages une individualité de plus en plus marquée. La commedia dell’arte devient comédie de caractère.

    Au XIX e siècle, la commedia dell’arte disparaît littéralement de la scène. Aujourd’hui, la commedia dell’arte survit dans le personnage du « clown », au cirque, créé par les Anglais à la fin du XVIIe siècle : personnage fixe, maquillé, portant un costume souvent excentrique, qui improvise des situations comiques dans une forte proximité avec le public.

    La commedia dell’arte suscite toujours un grand intérêt dans le monde du spectacle et aujourd’hui plusieurs compagnies redonnent vie à cette forme spectaculaire destinée à rappeler ainsi que le Théâtre sous toutes ses formes, même les plus burlesques, reste une arme pleine d’avenir.

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