Treize Bis au Mur Oberkampf – N°249
Treize Bis nous enchante par ses collages poétiques et oniriques composés à partir d’images puisées dans notre mémoire commune pour en restituer la matière brute, la forme dépouillée, élémentaire, inscrite, si l’en est, dans notre inconscient collectif.
L’artiste s’inspire de notre patrimoine pictural pour en restituer non pas les œuvres, mais la trace, le vestige, imprimés sur les murs délaissés de nos rues. Treize Bis recompose, décontextualise, transforme les éléments picturaux anciens pour les livrer, telle une réminiscence surréaliste (rappelant le travail de Max Ernst), à travers une composition fragmentaire et hétéroclite, non dénuée parfois d’humour, et dont le fondu tient essentiellement à la blancheur douce et translucide qui la recouvre, comme pour mieux en découvrir la nudité virginale et la fragilité du grain (à la fois peau et papier). Par ses collages, Treize Bis effleure l’intemporel là où émerge le transitoire, l’effacement, la trace, l’absence.
[Source : Diacritik]
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