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Valérie Jouve – Jeu de Paume

31 décembre 2014
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Exposition de Valérie Jouve

Du 2 juin au 27 septembre 2015

Réservation en ligne ou par tél. au
01 47 03 12 50

Jeu de Paume
1 Place de la Concorde
75008 Paris
M° Concorde

www.jeudepaume.org

Du 2 juin au 27 septembre 2015

Photographe et cinéaste, Valérie Jouve (née à Saint-Étienne en 1964) appartient à la nouvelle génération de ces artistes qui, en France, se sont éloignés de la grande tradition humaniste des reportages photographiques, sans cependant en rejeter complètement les éléments utiles et essentiels.

Anthropologue de formation et de métier, Valérie Jouve a fait des études de photographie à l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles. Elle vit et travaille à Paris et développe une œuvre complexe et variée, qui prend son inspiration dans un certain rapport entre l’individu et son environnement au sein de différentes cultures.

L’exposition propose une vaste sélection d’œuvres de la fin des années 1980 jusqu’à aujourd’hui. Les films et les photographies, relèvent tout autant de l’art contemporain que des domaines de l’anthropologie, de la sociologie, de la représentation du monde d’aujourd’hui.

La mise en espace des œuvres tente de montrer comment l’artiste explore les limites de la photographie comme médium de représentation. L’artiste crée une tension entre des images fixes, qui interrogent la présence du corps et différentes manières d’habiter l’espace, et des films où le mouvement, le rythme et la vitesse amènent le spectateur à expérimenter un territoire précis : Grand Littoral à Marseille, Time is working around Rotterdam, ou encore le Guatemala avec la dernière oeuvre réalisée pour cette exposition.

Valérie Jouve inclut dans ses photographies des portraits d’hommes et de femmes en mouvement. Les deux sujets classiques du paysage et du portrait sont associés de telle sorte que, dans la densité de situations urbaines, prend place une scène hautement chorégraphiée. Les compositions de Jouve retravaillées au montage effeuillent des « possibles » de la réalité.

Souvent, ses clichés esquissent un « espace » trouble, volontairement indéterminé : en témoignent les récurrents « sans titre », auxquels elle adjoint parfois des « sous-titres » comme s’il s’agissait d’une langue étrangère. « Les passants portent le rythme d’une ville, alors que les personnages fixes posent des choses, touchent du doigt, participent, car on a besoin de ces deux types de présences ». Valérie Jouve, 2009

Les corps « urbains » sont habités par l’espace qu’ils parcourent, ils deviennent parfois machinaux tant la répétition des gestes du quotidien les « façonnent », comme l’illustrent les photographies réunies sous les titres Situations, Parcours, Sorties de bureau, Fumeurs. La série des Sorties de bureau a été inspirée à l’artiste à partir de la « mécanique » des corps de fonctionnaires opérant un déplacement entre l’espace intérieur et l’espace public.

Les espaces urbains ou périurbains sont marqués par les ensembles bâtis où le rôle de l’architecture est de proposer des espaces génériques dans lesquels les modèles prennent place. Ses « Personnages » s’imposent à l’image en taille réelle. Par la mise en scène photographique, ces images « jouées » ou « performées » décryptent notre société et sa théâtralité quotidienne. Ce travail s’est construit comme un édifice dans lequel chaque pierre (image) a sa nécessité.

Les photographies de Valérie Jouve complètent au fur et à mesure ses recherches sur la ville :
« La ville est à l’image de notre société, avec ses cadres de normalisation très puissants […]. Dès lors, comment imaginer une société qui puisse se nourrir de ses singularités, qui puisse considérer un hors norme comme un levier et non comme un repoussoir. […] Ce sont donc essentiellement des images qui, petit à petit, ont rejoint un corpus d’images. Au bout de ces années, je me rends compte que c’est un peu un regard sur ma civilisation, en y infiltrant ses résistances et singularités, une sorte de porte ouverte aux projections futures. Lorsque je montrerai ces images, j’aimerais le faire dans un montage qui remet en ordre non pas les lieux, mais les diverses problématiques abordées. » Valérie Jouve, 2011

VJouve_12Pour le Jeu de Paume, le projet sur le Guatemala aborde plus particulièrement le problème de l’occupation des sols par les étrangers qui achètent de grandes parcelles, venant troubler les ressources nécessaires aux villages alentours.
Ce projet se construit autour d’une figure principale, Tania Carl, chanteuse de blues, partie de France pour le Guatemala afin de retrouver ses racines.

[Visuel : Valérie Jouve; Source : communiqué de presse du Jeu de Paume]

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