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Howard Hodgkin, Prints – galerie Eric Dupont

7 octobre 2015
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Howard-Hodgkin-Prints---galerie-Eric-Dupont

Exposition de Howard Hodgkin

Du 10 octobre au 14 novembre 2015
Du mardi au samedi de 11h à 19h

Vernissage le 10 octobre de 18h à 21h

Entrée libre

Galerie Eric Dupont
138 rue du Temple
75003 Paris
M° Arts et Métiers

www.eric-dupont.com

Howard-Hodgkin-Prints---galerie-Eric-Dupont copieDu 10 octobre au 14 novembre 2015

La galerie Eric Dupont, en collaboration avec Denise Wendel-Poray, a le plaisir d’accueillir Howard Hodgkin, artiste de grande renommée internationale (représentation de l’Angleterre à la Biennale de Venise 1984, Prix Turner 1985, rétrospectives au Metropolitan Museum de New York, à la Tate Gallery, et en France à l’initiative de l’artiste Jean- Marc Bustamante au Festival International d’Art de Toulouse en 2013…).

Après l’exposition de ses peintures à la galerie Gagosian à Paris en 2014, la galerie Eric Dupont offre aux Parisiens l’opportunité de mieux connaître cet artiste, vu cette fois au travers de ses gravures exceptionnelles produites entre 1990 et 2014.

Installé en Normandie depuis plus de 20 ans, Howard Hodgkin entretient un lien d’une grande profondeur avec la France. Cet attachement se retrouve d’ailleurs au coeur de son oeuvre, qu’Andrew Marr n’hésite pas à rapprocher de celle de Proust : « La comparaison que je fais avec Proust n’est pas futile. Il est l’écrivain dont le projet semble être le plus proche de celui d’Hodgkin. Il lui fallut à lui aussi une vie de travail pour obtenir son effet, et la création d’une forme tout à fait nouvelle pour le contenir. Dans un cas, les longues phrases ondulées, dans l’autre, la peinture crépitant sur la peinture et de grands traits de couleur, mystérieux et bouillonnants… Mais ils ont eu les mêmes préoccupations. Proust au sujet de Hodgkin. Là, ce serait un essai valant la peine d’être lu »1.

On retrouve régulièrement la gravure dans son oeuvre, et pourtant le rapport qu’il entretient avec ce medium est bien particulier. Alan Cristea explique ainsi qu’« Howard Hodgkin n’aime pas vraiment faire des gravures, ou du moins c’est ce qu’il dit, et je le crois. On peut vraiment le comprendre. S’il fait un tableau, il peut le faire quand il veut – quand vient l’inspiration – et s’il tourne mal, il peut tout simplement le détruire et personne d’autre n’en sera avisé.

La preuve a disparu. Le problème avec les gravures est qu’il vous faut travailler avec d’autres personnes, et cela implique de travailler à un moment convenu, indépendamment de vos humeurs. Et elles sont si longues à faire – la réflexion, la gravure, puis le contrôle, l’impression et l’édition. Tout cela peut prendre des années, sans compter la signature, la numérotation, et les discussions sans fin à propos de l’encadrement et de la présentation. Et puis il y en a tellement. Elles sont vues par tellement de personnes, dans tellement de lieux différents. Tant de jugements, tant d’expositions. »2

Les gravures présentées mettent en évidence la force vitale de l’oeuvre d’Hodgkin, dont la position si particulière n’est « ni abstraite, ni, dans le sens conventionnel, figurative ». Accompagnées d’un titre évocateur, ces oeuvres appellent à l’interprétation. Abstraites et figuratives tout à la fois, elles sont évocation et représentation. Wet Day par exemple « dépeint une impression d’humidité, d’eau sur le visage, de fraîche éclaboussure; mais c’est aussi le dessin d’une flaque d’eau » 2.

Cette profondeur narrative a attiré nombre d’auteurs tels que Susan Sontag, James Fenton, Alan Hollinghurst et A.S. Byatt ce qui poussa Julian Barnes à le qualifier de « peintre pour écrivain »3. C’est peut-être là le paradoxe de cette peinture, silencieuse, qui attire « l’attention de ceux dont le métier est de raconter des histoires, décrire, imaginer et expliquer ».2

Mais finalement l’oeuvre d’Hodgkin se contemple. Tandis que les écrivains s’y penchent, passionnés, « nous autres pouvons continuer la tâche bien agréable de regarder intensément, et de trouver nos propres ressemblances dans ces mers et ces mots, autres »2.

1 Andrew MARR, « Howard Hodgkin : a thank you letter », 2014.
2 Alan CRISTEA, dans Howard Hodgkin : Acquainted with the Night, catalogue d’exposition, 2012.
3 Julian BARNES, Keeping an Eye Open, Essays on Art, (London: Jonathan Cape), 2015, p. 259.

[Crédit visuel : © Howard Hodgkin, Courtesy galerie Eric Dupont // Source texte : communiqué de presse]

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