À la rencontre de Morgane Fadanelli
© Morgane Fadanelli
Des aquarelles lumineuses qui montrent la douce poésie du quotidien, c’est là une manière de décrire l’univers de la talentueuse Morgane Fadanelli.
Bonjour Morgane, est-ce que tu peux te présenter et nous expliquer ton parcours ?
Je suis Morgane Fadanelli, je suis illustratrice pour du textile et pour l’édition principalement.
Après le bac j’ai fait une MANAA pour accéder aux différentes écoles d’art. J’ai intégré l’école Auguste Renoir à Paris où j’ai appris à expérimenter des méthodes artistiques et à monter un projet professionnel. Lors de la deuxième année de mon BMA, des auteurs de bandes-dessinées intervenaient pour nous expliquer comment ils montaient leurs projets. Puis après le BMA, je me suis lancée en freelance.
Tu construis tes illustrations par blocs de couleurs, avec des traits assez simples et une luminosité qui t’es propre. Je trouve qu’une de tes illustrations fait particulièrement penser à La colombe de Picasso. Est-ce que c’est un artiste qui t’a influencé ?
On me dit souvent que mes illustrations ressemblent aux jeunes œuvres de Picasso ou de Matisse ! Mais non, je n’ai pas d’influence directe. Peut-être inconsciemment par mon Grand-père, son artiste préféré était Matisse.

© Morgane Fadanelli
À 12 ans on m’a offert une bande-dessinée Blankets, Manteau de neige de Craig Thompson. Ça m’a frappée qu’il puisse y avoir une autre forme de dessin. C’est un roman graphique avec des dessins à l’encre hyper libres. Il y a aussi Cinq mille kilomètre par seconde de Manuele Fior que j’ai d’ailleurs eu la chance de rencontrer lors de ma dernière année en BMA.
Tu as fraîchement intégré l’agence Dessinator, peux-tu nous expliquer la démarche de ce collectif ?
Il s’agit d’un groupe de cinq artistes qui m’ont contacté lors du premier confinement. L’idée est d’ouvrir un projet mélangeant différents univers dans une volonté de réunir les forces de plusieurs artistes pour faire quelque chose de plus varié. C’est donc une sorte de collectif dont le but est de créer des séries d’illustrations pour en faire des books et faire du démarchage. Je trouve ça chouette parce que ça me permet de rencontrer des gens d’autres univers.

© Morgane Fadanelli
On voit qu’il y a souvent des scènes du quotidien et même des portraits d’artistes. Comment choisis-tu tes thèmes ?
Je n’ai pas de thèmes fixes. Je m’intéresse à plein de choses. Pour ma série sur Lyon c’est parce que j’aime l’architecture. Je trouve aussi que c’est un moyen de s’approprier la ville pour en faire comme des cartes postales. Sinon je dessine au fil de mes envies. Tant que l’émotion n’est pas sortie, je continue. Ça suit le quotidien des éléments qui me sont personnels.
Quand je découvre un artiste ou après un coup de cœur. Je fais des recherches, j’explore.

© Morgane Fadanelli
Tu as mentionné que tu travaillais dans le domaine du textile, comment en es-tu venue à t’intéresser à ce milieu ?
Haha ! Je ne m’étais pas trop posée la question. Au départ c’était un job alimentaire, je me suis fait un contact qui était graphiste dans un concept store pour enfants, Smallable. Grâce à ce contact j’ai intégré le concept store en tant que graphiste et illustratrice. Puis j’ai arrêté, mais j’ai encore 2-3 projets qui arrivent.
Tu as dans tes réalisations quelques animations, une idée à développer ?
J’adorerais avoir un projet d’animation ! Pour le moment j’ai fait de l’animation image par image, mais j’aimerais faire des animations en flash pour avoir des rendus plus fluides. Mais pour ça il faut apprendre un nouveau logiciel et je n’ai jamais appris donc je fais ça à ma sauce.
Quelle est ta prochaine étape ? As-tu des projets à venir ?
La prochaine étape… J’aimerais faire une résidence artistique à l’étranger. Pourquoi pas une expo ou un projet de livre !
Et enfin, avant de se quitter, comme nous sommes dans la découverte et le partage de talents artistiques, aurais-tu un ou une artiste à nous recommander de suivre ?
Kang Geunyoung. Il y a quelque chose d’un peu mystérieux, doux et mélancolique dans son travail. J’aime beaucoup les paysages dans les hautes herbes et avec de l’eau.
Pour suivre le travail de Morgane vous pouvez cliquez ici pour accéder à son site Internet et ici pour son compte Instagram.
Propos recueillis par Jenyfer Schneider-Fournier
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