Amsterdam Seventies – L’inventaire excentrique d’une ville
Jos houweling A Klaslokaal
Le Centre Pompidou nous invite à plonger dans l’Amsterdam des années 70 avec le talentueux photographe Jos Houweling.
Un inventaire excentrique
Urbain : qui appartient à la ville (dit le Larousse). « Et à Jos Houweling », direz-vous, après avoir visité l’incroyable exposition actuellement consacrée à cet artiste néerlandais au Centre Georges Pompidou ! Réputé pour sa fascination quasi-obsessionnelle de la perturbation, Houweling communique largement son goût pour l’étrange et les collections hasardeuses.
Né en 1943, ce photographe a fait de sa ville natale, Amsterdam, le principale sujet de son oeuvre. Avant-gardiste, il décide de subjuguer cette jungle de béton, bien avant la déferlante des cultures hip-hop et street art. Il s’intéresse particulièrement à l’essence même d’une agglomération, ses détails et son quotidien. Comme plusieurs grands artistes de sa génération, notamment Eggleston ou Shore, Jos Houweling s’attèle, en effet, à faire briller le beau dans ce qui, enfoui sous la routine, paraît bien terne à nos yeux : panneaux de signalisation, enchevêtrement routier, béton, route…
Une nouvelle vision de la ville
Voir les œuvres de Houweling, c’est ouvrir une fenêtre sur la ville, l’appréhender avec un regard neuf et faire de son environnement un nouveau terrain de jeu, un moyen d’expression. Le jeu paraît d’ailleurs inhérent au style de l’artiste: des collages stupéfiants, qui ne sont pas sans rappeler les jeux d’orientation, une scénographie acrobatique parsemée d’escabeaux…Tout est fait pour nous entraîner en terre inconnue. Lorsqu’on se
promène dans cette pièce du niveau 5 du Centre Georges Pompidou, le sérieux de
l’institution s’efface devant l’irrévérence de l’œuvre.
L’exposition à ne pas louper
Amsterdam tient le rôle principal, avec une affection et un amour non dissimulé. Ces
planches sont effectivement tirées d’un livre (Het 700 Centenboek ) édité pour les
700 bougies de cette ville pionnière à bien des égards. Alors, quoi de plus juste que d’y
associer le travail d’un artiste qui devança Banksy et consorts ?
Thaïs Paris
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